Botowamungu Kalome

Rédacteur en chef

Fabregas à Nantes, c’est passé tout seul

Le chanteur congolais n’avait pas  eu besoin de forcer son talent samedi 18 mars dernier à Nantes : le Club 25 affichait, sans doute, sa plus grosse affluence et un phénomène groupie, véritable aubaine pour l’artiste qui déclara sa flamme aux filles attroupées au pied de la scène : « Fabregas, Fabro, le métis noir, appelez-moi avocat  des filles ». Dès son arrivée sur scène, un « essaim » a cerné la scène et des dizaines de téléphone portables dépassent les têtes pour immortaliser la soirée. C’est avec une chanson générique avec la danse Tengama que la soirée a démarré avant trois « rumba » qu’une bonne partie du… Continue reading

Fabregas : Nantes passionnément au rythme de « Ya Mado »

Le promoteur de la soirée DJ Lorenzo « L’Alchimiste » s’en félicite : « C’est seulement la deuxième fois que Fabregas va se produire en Europe, après Lyon ». Si tous les mélomanes africains ne peuvent spontanément le nommer, il suffit de leur rafraîchir la mémoire avec le mot de ralliement : « Celui qui a chanté Ya Mado » et à tous les coups ça marche soutiennent ceux qui font le tractage du showcase du chanteur congolais à la discothèque Club 25 où s’était produite dernièrement l’Ivoirienne Josey. « Celui qui a chanté Ya Mado » ? « Ya Mado » n’est pourtant pas le titre d’une chanson mais juste la… Continue reading

Jean-Marc Ayrault, s’il ne devrait en rester qu’un seul…

Il m’est déjà arrivé de voir le Parti socialiste français dans un état minable, comme lors de ces législatives au cours desquelles Jean-Marc Ayrault avait été le seul candidat PS élu au premier tour dans toute la France, mais jamais je n’avais vu ses ténors dans un tel état de renoncement. Pour beaucoup, les convictions ont capitulé devant la stratégie et la finalité. Peu importe la saveur qu’aurait la victoire, peu importe qu’elle puisse livrer la France pieds et poings liés à un libéralisme décomplexé. Alors qu’après la primaire, tous les ténors du PS et tous les battus de cette… Continue reading

Dercky Bombil ré-anoblit la rumba congolaise avec Malage et Jossart

Vous qui êtes mes contemporains et me lisez, si d’aventure le Bon Dieu prolongeait notre bail et nous laissait ainsi conter le Congo à nos petits-enfants et arrières petits-enfants, vidés de notre vigueur physique et sans doute avec une mémoire en  configuration gruyère, c’est sûr que ce n’est pas de Joseph Kabila, de la grand-mère de Bitakwira, de Mishiki ou de Mende qu’ils voudraient qu’on leur parle. La rumba congolaise sera ce marqueur de l’apport culturel de la RDC au patrimoine mondial dont ils voudraient s’imprégner. À défaut de leur faire un compte-rendu  exhaustif, les chansons Mizena et Mobembo de Dercky… Continue reading