Lutumba avait bien raison de s’en inquiéter…

C ’est la chanson de sa carrière, de sa vie. Il y chante la vie, la mort, la pauvreté, les amitiés futiles, la bohème, les héritiers flambeurs… et on y décèle aussi quelques subtiles allusions autobiographiques comme cette prophétie : « Mokolo na kokufa kake ekobeta » (1) mais aussi la peur d’être oublié, la quête de l’éternité : « Moto na ngai bakamata basala monument, soki mopaya ayei balobela ye nsango » (2). Au soir de sa vie, Lutumba Ndomanueno Simaro s’était lancé dans une bien curieuse façon d’entrer dans l’histoire, une démarche devenue obsessionnelle au fil du temps… Continue reading

Félix Tshisekedi : le présumé benêt vers un grand destin national

Ses détracteurs ont longtemps réduit Félix Tshisekedi à un fils qui aura tout reçu sans avoir sué, sans compter des rumeurs et des révélations qui se sont amoncelées sans un début de commencement de preuve : Ibiza, Monaco, Venise, primature contre transition pour Kabila, 3 millions de dollars reçus de Kabila pour accepter la machine à  voter, un diplôme fictif, l’achat de deux villas en Belgique… Si la Ceni avait tablé sur le poids des rumeurs, sa candidature n’aurait même pas franchi le portail du siège de la centrale électorale. Alors qu’on lui reprochait, ainsi,  de n’avoir comme atout que son… Continue reading

Fayulu : le missionné et ses deux manitous

Cela pourrait paraître réducteur mais c’est diablement éclairant : une discrète clause conclue à Genève consacre Martin Fayulu comme garçon de course de Moïse Katumbi et de Jean-Pierre Bemba, comme le relève une dépêche d’Actualite.cd : « Si le candidat commun de l’opposition est élu, les sept leaders de l’opposition, réunis à Genève, avaient pris l’engagement que ce dernier devrait limiter la durée de la législature à vingt-quatre mois ». Quand on sait le temps et les moyens que nécessiterait l’organisation de nouvelles élections dans deux ans et en faisant table rase de l’héritage de Corneille Naanga, s’il est élu et s’il dispose d’une… Continue reading

Prix Nobel : Désolé, on ne répare pas une femme

Après l’ancien premier Patrice Lumumba, « Prix Nobel de la Paix », le docteur Denis Mukwege vient de gagner la plus grande notoriété internationale jamais connue par un Congolais. Si l’homme politique avait succombé atrocement sous les coups des impérialistes occidentaux, le médecin de Panzi (nord-est)  de la RDC, lui, passe derrière des affreux militaires et rebelles rwandais, derrière des ignobles militaires, rebelles et miliciens congolais qui ont érigé le viol en arme de guerre. Ces odieux vont jusqu’à violer avec un bâton, une baïonnette, le canon d’un fusil… Ce qui place le médecin nobélisé en situation de soigner d’effroyables mutilations génitales… Continue reading