Angola : la bousculade au stade d’Uíge a fait 25 morts


 Le bilan de la tragédie du vendredi 10 février au stade municipal 4 de Janeiro d’Uíge est passé de 17 à 25 morts, selon des sources hospitalières. 8 personnes sont, en effet, décédées le lendemain à l’hôpital. L’accident est survenu lors d’une bousculade à l’entrée principale du stade parmi une foule de fans qui tentait de pénétrer dans le stade déjà plein où se déroulait le match d’ouverture du Girabola, le championnat national angolais, opposant Santa Rita de Cássia au Recreativo do Libolo. Selon Sergio Traguil, l’entraîneur de l’équipe de Santa Rita, « Personne à l’intérieur du stade ne s’était aperçu de ce qui se passait à l’extérieur ». Des déclarations que semblent corroborer les images diffusées par la télévision publique angolaise.

Sur les circonstances du drame, des versions divergent sur les causes du mouvement de foule à l’entrée du stade. Si certains témoins accusent la police d’avoir fait usage de gaz lacrymogènes et de matraque provoquant une pression sur le portail qui a cédé, le président de Santa Rita de Cássia, Pedro Nzolonzi a quant à lui déclaré : « Beaucoup supporters ne voulaient pas payer mais voulaient malgré cela accéder au stade, la police aurait dû  simplement élargir le cordon de sécurité ».

Pour tirer tout cela au  clair, le chef de l’État angolais  José Eduardo dos Santos  qui s’est dit « profondément consterné » a ordonné l’ouverture d’une enquête à laquelle s’est astreinte déjà la Fédération angolaise de football. Pour sa part, le parti de l’opposition Unita souligne la persistance des accusations d’usage excessif de la force par la police et exige une « commission d’enquête indépendante et impartiale ».

À noter que le stade 4 de Janeiro d’Uíge a une capacité de 12.000 personnes. Située à 300 kms de Luanda, la capitale, la ville d’Uíge est le chef-lieu de la province du nord de l’Angola portant le même nom, frontalière avec la RDC.

Ce drame a suscité beaucoup d’émotions à  l’étranger notamment en France et en Espagne où une minute de silence avait été observée avant les matches du week-end dernier.|Jossart Muanza (AEM)