Fabregas : Nantes passionnément au rythme de « Ya Mado »


Le promoteur de la soirée DJ Lorenzo « L’Alchimiste » s’en félicite : « C’est seulement la deuxième fois que Fabregas va se produire en Europe, après Lyon ». Si tous les mélomanes africains ne peuvent spontanément le nommer, il suffit de leur rafraîchir la mémoire avec le mot de ralliement : « Celui qui a chanté Ya Mado » et à tous les coups ça marche soutiennent ceux qui font le tractage du showcase du chanteur congolais à la discothèque Club 25 où s’était produite dernièrement l’Ivoirienne Josey.

« Celui qui a chanté Ya Mado » ? « Ya Mado » n’est pourtant pas le titre d’une chanson mais juste la danse qui a accompagné sa chanson Mascara. Cette référence déroutante illustre la très forte popularité de cette danse qui a connu une audience internationale aussi fulgurante que large. Et pas que. Sur le clip qui a popularisé cette danse le pagne qui a servi de tissu pour la tenue des chanteurs est redevenu très à la mode et rebaptisé…  « Ya Mado » alors qu’à  son apparition dans les années 70, on l’appelait Myriam Makeba du  nom de la célèbre chanteuse. Il est parfois des retentissements qu’on ne peut appeler autrement qu’un phénomène. Avec une bonne dose de marketing, l’artiste peut se retrouver un phénomène lui aussi. La soirée de Nantes devrait fournir une indication  dans ce sens et tous les indicateurs semblent au vert.

Un chanteur de son temps

Showcase ou playback, les deux mots indiquent la prestation d’un chanteur sans l’orchestre. On en trouve,  malheureusement, encore qui se produisent en chantant sur leurs chansons telles qu’elles sont sur le CD.  Leurs voix live se superposent ainsi à leurs voix enregistrées au studio. Fabregas, pour sa part, chantera sur sa musique et la seule qu’on entendra sera la sienne en live. Aux manettes, son ingénieur de son Lenny Bidens lui balancera la musique ad hoc.

Alors que ça sera un one man show (sans autres chanteurs, danseurs et danseuses), Fabregas va se produire sur quasiment la même durée qu’un musicien européen en concert : une heure et quarante-cinq minutes. Indiscutable volonté d’être de son temps et d’en donner au public pour son argent.|Botowamungu Kalome (AEM)