Fabregas à Nantes, c’est passé tout seul


Une foule surexcitée au pied de la scène © AEM

Le chanteur congolais n’avait pas  eu besoin de forcer son talent samedi 18 mars dernier à Nantes : le Club 25 affichait, sans doute, sa plus grosse affluence et un phénomène groupie, véritable aubaine pour l’artiste qui déclara sa flamme aux filles attroupées au pied de la scène : « Fabregas, Fabro, le métis noir, appelez-moi avocat  des filles ». Dès son arrivée sur scène, un « essaim » a cerné la scène et des dizaines de téléphone portables dépassent les têtes pour immortaliser la soirée. C’est avec une chanson générique avec la danse Tengama que la soirée a démarré avant trois « rumba » qu’une bonne partie du public chantait en chœur avec Fabregas.

Lorsque j’arrive au Club 25 accompagné de mon confrère Reddy Monunu et de trois autres personnes moins portées sur les péchés capitaux que nous deux, un videur vient à  notre rencontre pour nous bloquer à 10 mètres de l’entrée : « Monsieur, désolé, il y a trop de monde et je ne peux vous laisser passer pour l’instant. On va certainement refuser du monde ». Ne me demandez pas comment j’ai  réussi à impressionner le videur pour qu’il nous ouvre royalement le passage parmi des gens nerveux craignant de ne pas assister à la soirée. Et quand nous débarquons dans la salle, les  mélomanes qui sont debout, faute de places, sont aussi nombreux, si pas plus, que ceux qui sont assis. Un public d’origines diverses et de tous âges (ça, c’est pour me donner la  conscience tranquille car je ne vous dis pas les dizaines de fois où on m’a donné du Bonsoir Tonton, Bonsoir Papa…), et très impatient de voir et d’écouter Fabregas.

Arrivé avec un blouson en cuir sur le dos, le chanteur surexcité par l’enthousiasme du public va tomber le blouson, arracher un long t-shirt blanc et finir sa prestation en maillot de corps sans manche. Même si vers la fin, la soirée a semblé connaître un léger coup de mou, c’était sans démentir une grosse cote de popularité et d’estime qui ne s’est pas démentie jusqu’à la séance des photos où la sécurité de la discothèque et le staff du chanteur ont eu du mal à canaliser la foule des fans. Un autre signe qui ne trompe pas, Dj Lorenzo, le promoteur de la soirée, avait un sourire qui dévoilait la totalité de ses molaires.|Botowamungu Kalome (AEM)

  • Avec Simon un mélomane nantais © AEM

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