Afrobasket 2017 : l’Angola renonce à l’organisation et le Congo mis à l’amende


L’Angola ne pourra pas accueillir la 29ème édition d’Afrobasket, le championnat africain des nations de basket-ball senior masculin comme initialement annoncé par la Fédération internationale du Basket-Ball Afrique (FIBA) à l’issue d’une réunion tenue au mois de mars à Bamako (Mali). Le ministère angolais de la Jeunesse et des Sports a décliné cette proposition en raison de « la tenue des élections générales prévues pour le 23 août ». La FIBA ​​s’était malheureusement précipitée à diffuser cette information alors que le gouvernement angolais n’avait pas encore donné sa réponse. À noter que l’Angola a été sollicitée pour remplacer le Congo Brazzaville initialement retenu comme pays hôte.

L’Angola, 11 fois vainqueur, allait abriter pour la quatrième fois après les éditions de 1989, 1999 et 2007, le tournoi prévu du 19 au 30 août, en remplacement de la République du Congo qui y a renoncé « en raison des difficultés financières et des problèmes logistiques ». Alors que les 16 pays qualifiés étaient connus, la disqualification du Congo laisse une place qui sera octroyée sous forme de wild card. Outre le Nigeria, le tenant du titre après son sacre en 2015 en Tunisie, sont ualifiés l’Angola, le Maroc, la Tunisie, le Mali, le Sénégal, la Côte-d’Ivoire, le Cameroun, la République démocratique du Congo, l’Egypte, l’Ouganda, le Mozambique, l’Afrique du Sud, la Guinée Conakry et le Rwanda.

À noter que le désistement du Congo-Brazzaville n’est pas sans conséquence : ce pays devra répondre de son retrait devant les tribunaux conformément à la lettre d’accord signée le 16 mai 2016 par Hamane Niang, président de la Fiba-Afrique avec Firmin Dinga, ancien président de la Fécoket et Léon Alfred Opimbat, ministre des Sports et de l’éducation physique. Dans ce document, il est clairement indiqué qu’ « à défaut d’accord entre les deux parties, toute contestation portant sur l’exécution de la présente sera soumise aux tribunaux compétents de Paris et régie par le droit français. »

Le pays devra aussi rembourser à la Fiba-Afrique les frais engagés pour l’organisation de la compétition en plus du paiement obligatoire, comme s’il était organisateur, des droits d’attribution estimés à 300 000 dollars, les 1 500 000 euros des droits de commercialisation plus une amende de 500 000 dollars.|Jossart Muanza (AEM)