Dadju fait son premier Zénith avec un chœur de… 8.000 spectateurs


Le lover chanteur Dadju aurait pu venir tout seul, sans musiciens et même jouer sans sono : le jeudi 18 octobre 2018, au Zénith de la métropole nantaise :  de bout en bout de son concert, pendant deux heures, 8.000 personnes ont repris en chœur toutes les chansons de la nouvelle star de la scène française. Un public qui a chanté à tue-tête à tel point que quand vers la fin du spectacle l’artiste donne le micro à quelques spectateurs pour chanter, tous ont la voix cassée. Plusieurs fois, le  chanteur s’est interrompu pour s’étonner et remercier les spectateurs de leur ferveur : « Je n’oublierai jamais ce concert, c’est mon premier Zénith* en solo, vous êtes juste incroyables, je n’en reviens pas, Nantes vous êtes les meilleurs ». L’osmose avec le public était telle que quand Dadju lançait : « Light » pour demander au public d’allumer le flash des smartphones, le Zénith était comme tapissé par l’incandescence d’une dizaine de milliers de lucioles.

Coqueluche des teenagers, particulièrement des filles, gendre idéal pour les jeunes mères, le public était en osmose avec un  chanteur à  l’habileté et la sensibilité remarquables pour décliner l’amour, dans ses multiples facettes, dans l’univers des jeunes. Sans forcer sa nature, fidèle à l’image de simplicité et d’authenticité qu’il promène, Dadju a déroulé son répertoire en intercalant des propos bien sentis, malicieux qui introduisaient magnifiquement les titres à suivre. Accompagné de deux claviers, d’une guitare, d’une basse, d’une batterie et d’un DJ, le chanteur a affiché d’intéressants atomes crochus avec son groupe : même un battement des cils envoyait une consigne ultra précise.

Le public euphorique aux cris de « Voler, c’est pas  bon ! »

Dadju a livré un concert très bien pensé avec une alternance bien huilée entre séquences très rythmées, très animées et des chansons reprises en chœur. Entre ces deux moments, le Lover a rappelé ses origines congolaises puis les a illustrées en faisant danser la salle aux cris d’animation popularisés par Zaïko  Langa Langa : « Voler, c’est pas bon ». Le chanteur va refaire un nouveau clin d’œil à la RDC lors de la présentation de son bassiste : « Il joue la basse comme un Congolais ». Plus tard, il va s’emparer d’un drapeau tricolore emprunté à  un spectateur : « Je suis aussi Français, comme vous. Et je vous assure, qu’est-ce que j’ai été content quand on a gagné la coupe du monde » et de faire chanter le public la chanson de Magic System célébrant les Bleus.

Une belle façon de finir son concert en laissant comprendre que La RDC lui a donné son identité, ses racines et la France a fait de lui, un de ses dignes et illustres fils.

*En 1981, Jack Lang, alors ministre de la Culture décide de concevoir une salle de grande capacité située à l’extérieur des villes, adaptée au rock et aux musiques populaires, et inaugure le concept de « Zénith » avec le Zénith de Paris. Le nom « Zénith » est une marque déposée et l’utilisation de ce terme est soumise au respect d’un cahier des charges (par exemple la salle doit contenir au moins 3.000 places et être modulable). Le plus grand Zénith est celui de Strasbourg (12.000 places), celui de Nantes est quatrième avec 9.000 places  et celui de Paris est parmi les plus petits avec 6’200 places. On dénombre 17 Zénith en France. (Source: Wikipedia) |Botowamngu Kalome (AEM)