Zaïko Langa Langa prolonge sa tournée américaine au Canada


Après New York le 27 novembre 2018 et Philadelphie le 1er décembre, Jossart N’yoka Longo et son groupe viennent de mettre le cap sur le Canada pour quatre concerts:  le 15 décembre  à Montréal, le 22 décembre à Ottawa, le 29 décembre 2018 à Toronto et le 5 janvier 2019 à Montréal. La dernière fois que le groupe Zaïko Langa Langa s’est produit à Montréal, Toronto et Ottawa, c’était en 1987. Depuis Los Angeles où il a établi son quartier général, le groupe a été programmé à New York, Dallas, Ciccinati dans l’Ohio, Champain dans l’État de l’Illinois, Chigaco, Houston, Washington.

Outre les concerts, l’orchestre s’attèle à la finition du prochain album dont Jossart a annoncé la sortie  pour l’année prochaine dans une interview accordée à notre confrère Guy Angrand de la Voix d’Amérique, dans son émission Tambour d’Afrique. La  sortie  de  cet album pourra coïncider avec la parution d’un ouvrage sur l’histoire de Zaïko Langa-Langa.  Un ouvrage que le chanteur a brièvement évoqué : « L’année prochaine, le groupe totalisera 50 ans. Depuis sa création en 1969, le public nous est resté fidèle, nous essayons alors de gagner et de consever la confiance de tout le monde, de toutes les générations. Au début, nous ne jouions pas de la rumba issue de l’école de Franco ou de l’école de Kabasele du Grand Kalle et Tabu Ley. Nous avons créé notre propre école, en excluant tous les instruments de souffle, en particulier les trompettes et les saxophones. Nous avions juste les guitares et nos voix. Et nous avons ajouté la batterie avec un rythme et un tempo particuliers. C’était complétement différent des rythmes de Tabu Ley, que ce dernier avait empruntés à James Brown et Wilson Pickett. Nous avons introduit un rythme différent que nous avons baptisé Masini ya Kauka [littéralement “la machine de Kauka”, un quartier de Kinshasa]. C’était un rythme introduit par notre batteur, Meridjo (qui réside aujourd’hui en Belgique). Et c’est un rythme que jouent aujourd’hui de nombreux groupes, y compris Kassav et Tabou Combo d’Haïti, ainsi que de nombreux groupes en Afrique. C’est pourquoi nous appelons Zaïko Langa Langa la troisième génération de la musique congolaise, car nous avons introduit beaucoup de choses dans la rumba congolaise » (…) « Un livre sera publié à l’occasion de la célébration des 50 ans de Zaïko. Toute l’histoire du groupe y sera racontée. J’en suis le co-auteur. Les parcours de tout le monde y sont relatés, de Papa Wemba (aujourd’hui décédé), Evoloko (qui vit à Kinshasa), Manwaku Waku (qui vit entre Kinshasa et la Suisse), Bapius (qui vit à Paris), bref, tout le monde ».

Le groupe en tournée est composé de 16 musiciens : claviers : Popol Bayizitula Masivi ; Ngongi (Cloches) : Guy Binga Mandungu, Lead guitares : Augusto Lyanja, Tshotso ; Basse : Bijou ; Guitares rythmiques : Nganga et Mwamba : Chants : Jossart Nyoka Longo, Lola Mwana, Serge Kanza, Acouda Nzuzi et Vaugerard Mampuya; Batterie : Roucoulet et Loguylo ; Animateurs : Adoula Doudou, Alain Biongo Mangubu «Vimba».

Un métronome veille sur ce groupe : son secrétaire général , Emmanuel Mbangi Lukula « Sec Emma ». C’est ce dernier qui arrose Facebook des live des concerts de cette tournée.|Jossart Muanza (AEM)