Du Chouna bien évidemment


AEM

Les mariés venaient tout juste de faire leur entrée, ils s’étaient à peine assis sur un sofa monumental et royal qui leur a été réservé que Chouna Mangondo plante là son tout frais époux pour aller se mêler à une chorégraphie qu’une quinzaine de fillettes exécutaient en leur honneur. Plus tard, lors de la réception des cadeaux, chaque invité qui se présentait, Chouna l’accueillait avec des pas de danse avant de le (la) prendre chaleureusement dans ses bras et d’appliquer goulûment de grosses bises sur les deux joues. Même lors de la distribution des dragées, Chouna a continué à saluer en esquissant des pas de danse. L’humeur gaie et ostensiblement joyeuse, son sourire magnétique programmé sur le mode « Non stop », la journaliste qui vient de se marier a troqué la solennité contre une joie communicative. Son mari José Brute Kebobo qui n’en loupe pas une miette, savoure et joue le jeu, mais à sa manière, avec sobriété et un sourire qui ajoute un zeste d’éclat à son visage.

Ce samedi 23 août 2014, à l’espace Noisy-le-Sec, la fête est à l’image de la mariée : chaleureuse, gaie, amicale et animée. Des jeunes d’une vingtaine d’années à peine qui s’occupent des platines et de filmer sont d’un étonnant professionnalisme : discrets, appliqués, pointilleux, ils distillent un son impeccable et la programmation musicale a rempli la piste de danse sans relâche. Le positionnement des cameramen n’est pas envahissant et évite les zones où ils gêneraient photographes et autres preneurs d’images. Après une série des standards de la musique religieuse qui ont généré une ambiance de feu pendant trois quarts d’heure, ils ont eu la lumineuse idée d’enchaîner avec Mukongo ya koba. Léon Kharomon de Télésud se lâche, toute sa dentition découverte alors que face à lui Gudule Bwalya « La diva » présentatrice du journal télévisé sur RTNC fait du Jossart. Teint d’ébène, plus belle en vrai que montrée par les caméras de sa chaîne que Mende doit penser à renouveler au moins pour cette raison majeure. Gudule est à la fête, la journaliste a indiscutablement Zaïko chevillé au cœur et au corps.

Les journalistes et leurs conjoints au crible

Teint or, l’épouse du journaliste Jules Mpunga passera en revue les musiques de toutes les générations sur la piste. Son journaliste de mari s’y est essayé mais l’écart était abyssal, les mouvements de Madame étaient plus coordonnés et plus harmonieux. Dans un élan de méchanceté, je glissai à l’oreille d’une consoeur : « Jules danse comme un play mobil ». Maître de cérémonie, lorsque Fred Embumba vient présenter son épouse à ses confrères, je comprends pourquoi subitement il s’était mis à marcher comme s’il dansait : c’est une fée qu’il a installée dans son cœur. Autour de la table, également le couple Mendes : la femme est journaliste et le mari diplomate angolais. Ces deux-là, ils ne se sont pas rencontrés, ils sont trop bien assortis et tellement beaux à voir que Dieu n’a pu les créer qu’en paire. À ma droite, Pascaline de la RTNC que je refuse de trop regarder pour éviter la tentation et un peu plus loin, dans un costume bien coupé et avec ses lunettes, James Mbungu et son côté trop posé fait DRH.

Au petit matin, personne n’a vu le temps passer, regrettant que la fête s’arrête « si tôt » et avant de se séparer, ce joli constat s’imposa : Chouna Mangondo, désormais et à jamais épouse Brute Kebobo, est dotée d’une belle mentalité qui lui permet de fédérer comme l’a montré la diversité et la pluralité de leurs invités|Botowamungu Kalome(AEM)

 

  • Le couple Mendes, la femme est journaliste et le mari diplomate angolais. © AEM