Didier Mukoko « Dijo » : 50 ans et même pas mal


 

Par coquetterie, on peut toujours se consoler, quand on prend l’âge, en se disant que l’essentiel est de rester jeune dans sa tête. Mais souvent, les artères et les articulations se chargent de doucher cette affirmation digne de la  méthode Coué. Cette fameuse usure des artères et des articulations est encore pire lorsqu’elle est psychologique et qu’elle vous confine dans le déni du temps qui passe et des années qui s’amoncellent. Mais c’est goguenard, débonnaire, badin que Didier Mukoko « Dijo » a célébré, le 8 mai 2015, son 50ème anniversaire, dans l’intimité de sa maison à Londres, entouré de sa famille et des proches.

Sa fête, il l’a bâtie à son image : elle a démarré avec une fausse nonchalance, des invités qui présentent cadeaux et vœux sans emphases, mais avec des airs touchants de sincérité. À chacun, avec sa voix fluette et monocorde, « Dijo » répondait systématiquement avec un trait d’humour so british. À l’image de son homme, MJ (Prononcez MéJé, ne me demandez pas pourquoi, ainsi parlent les Congolais) avaient mis les petits plats dans les grands mais les a présentés et servis avec simplicité et candeur comme pour prévenir tout compliment ou remerciement, car elle ne voulait de lumière que pour son cher et tendre.

Natif de Bandal à Kinshasa, ancien du très réputé collège Boboto, aujourd’hui ingénieur en informatique, Didier Mukoko a distillé quelques anecdotes comme celle de l’incrédulité de ses professeurs et de ses collègues lorsqu’il leur avait révélé qu’il n’était «que » le fils d’un enseignant à la retraite. Rien ne le laissait penser tant sa tenue était impeccable : classe et tendance dans le versant vestimentaire et noble dans la façon de se tenir et de se conduire.

Mélomane éclectique avec une culture musicale à l’étendue sans fin, Didier Mukoko avait enchanté sa soirée d’anniversaire grâce à un envoûtant mélange des chansons reparties entre la nostalgie, les perles rares et les must du moment.|Botowamungu Kalome (AEM), Londres, U.K.

  • Didier Mukoko et son épouse MJ © AEM