Papa Wemba: les hommages bouleversants de deux fils de N’Yoka Longo


Une autre feuille est tombée de notre arbre… C’est l’automne et pourtant nous sommes au printemps. Un bruit du tonnerre lorsqu’elle a touché la terre, toutes les branches pleurent et l’arbre se tord de douleur… Bien que le vent chante encore et transporte au loin les chants des feuilles, peu seront aux côtés de l’arbre. Seuls ses racines…Adieu Papa! Beaucoup de courage à toi, Papa. Je vous aime Papa.|José N’yoka Wanga, dimanche 24 avril 2016, 20 h  

Nul ne détient le monopole de l’affliction suite à la perte d’un être cher. Cependant je pense qu’il est préférable d’être le proche ou la famille de défunts commerçants, médecins, professeurs ou de personnes exerçant tout autre métier que celui d’artiste musicien, surtout lorsqu’ils sont aussi célèbres que notre regretté Papa. En effet ce que nous vivons, nous, c’est une forme particulière de torture. Entendre sa voix à tout moment de la journée sans toujours le vouloir, à la maison comme à l’extérieur, les jours de fêtes comme les jours de repos et même dans d’autres obsèques. On le revoit à la télévision lors de spectacles ou des émissions organisées en son honneur, on le revoit sur des t-shirt et autres accessoires. Nos défunts à nous restent plus longtemps que les autres, nos défunts dansent et nous font danser, ils parlent et chantent sans nous dire ce que nous avons vraiment besoin d’entendre de leur bouche. Nos défunts nous font signe tous les jours sans même nous dire par quel moyen nous pouvons leur répondre. Je suis affecté comme toutes les fois que le monde a perdu un grand artiste et je le suis encore plus à cause de l’identité de celui qui nous a quittés aujourd’hui.|Gustave N’yoka Kina, dimanche 24 avril 2016, 13 h