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La nouvelle sur la mort du général Nzimbi confirmée
Sources : Congoindependant /Okapi
samedi 1er octobre 2005

On en sait un peu plus sur les circonstances du décès du général Nzimbi survenu à Bruxelles. De source généralement bien informée, on précise que l’ancien commandant de la DSP, a succombé à une thrombose à l’âge de 60 ans, dans la nuit de mardi à mercredi derniers à l’hôpital « Les Deux Alices » à Bruxelles.

Notre confrère B. Amba Wetchi, de Congoindependant, s’appuie notamment sur un témoignage de deux officiers ex-Faz, citant des proches du défunt. "Le général Etienne Nzimbi a rendu l’âme mercredi aux environs de 2 heures du matin. « Il a passé sept mois à l’hôpital », a confié l’un d’eux. Il paraît confirmé que l’ex-commandant de la DSP est mort à la suite d’une thrombose ".


Toujours selon ces anciens officiers, "les obsèques pourraient avoir lieu, mardi 4 octobre, dans la commune bruxelloise de Jette où le défunt était domicilié.

Pour Jean-Pierre Kimbulu Moyanso wa Lokwa, le dernier ambassadeur de Mobutu en Belgique, « ce fut un homme assez exigeant tant vis-à-vis des autres que de lui-même ». L’ex-diplomate, souligne-t-on, a tissé des liens plus qu’amicaux avec le disparu. « Nzimbi était un homme jovial et très avenant. J’ai découvert cette facette de sa personnalité au cours de ces dernières années. Les mots adéquats me manquent pour traduire la peine que je ressens suite à sa disparition », ajoute-t-il.

A en croire Congoindependant, certains officiers ayant servi dans la DSP ont promis de témoigner à l’issue du deuil. « C’est par respect pour sa famille éplorée », a confié un colonel ex-Faz.

Le général Philémon Kpama Baramoto, l’autre bras droit du même régime Mobutu, a pour sa part confirmé la mort de l’ancien commandant de la Division spéciale présidentielle (DSP), rapporte Radio Okapi. « Il est décédé d’une maladie naturelle », s’est-il contenté de dire sans d’autres précisions. Pour Baramoto qui était lui-même commandant de la Garde civile, il s’agit de la perte d’un proche et de celui qui a commandé l’une des plus grandes divisions militaires de l’époque.

Toujours selon le témoignage du général Baramoto, Etienne Nzimbi Ngbale était entré dans l’armée en 1962, deux ans avant lui.

Neveu du feu maréchal Mobutu, Etienne Nzimbi Ngbale Kongo wa Basa, rappelle-t-on, a commencé sa carrière militaire, à la fin des années 60, dans la garde rapprochée du « Grand Léopard ». Après une formation en Israël, il prend, à la fin des années 70 la direction de la BSP (Brigade spéciale présidentielle) qui sera élevée au rang de division soit plus ou moins 15.000 hommes. Promu général de corps d’armée, Nzimbi dirige ces troupes d’élite jusqu’à l’effondrement de la IIème République. Le 16 mai 1997, le général prend le chemin de l’exil dès que l’avion présidentiel « Ville de Lisala » décolle de Kinshasa avec pour destination finale Rabat via Gbadolite et Lomé. Des griefs invérifiables ont été articulés à l’encontre de Etienne Nzimbi. C’est le cas notamment d’une information le présentant comme le « cerveau » d’un « complot » visant à abattre l’avion transportant Mobutu Sese Seko ce 16 mai 1997. Certains membres de l’ancienne famille présidentielle s’étaient répandus dans la presse en confortant cette thèse. Sous le régime de Kabila père et fils, le nom de Nzimbi a été cité, à l’instar d’autres généraux dits mobutistes, dans des tentatives de putsch vraies ou supposées.

L’ex-patron de la DSP n’a jamais voulu réagir. « Je répondrai un jour », confiait-il aux journalistes. Excédé par les accusations l’incriminant dans les événements survenus les 27 et 28 mars 2004 à Kinshasa, souligne notre confrère Congoindependant, Nzimbi a fini par donner la réplique au ministre de l’Intérieur, Théo Mbemba, via un communiqué, qualifiant les allégations de ce ministre de « mensongères ».

Tout récemment encore des informations circulant sur le « Net » faisaient état d’une « action de déstabilisation » que le défunt général et ses compagnons prépareraient à partir de la République centrafricaine. Avec la mort du général Nzimbi, c’est un chapitre de l’histoire des forces armées zaïroises qui se referme, poursuit l’auteur qui regrette le fait que le disparu ait gardé le devoir de réserve jusqu’au bout en emportant avec lui sa part de vérité.


 
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