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Avec un taux de seulement 38 %, l’accès à l’eau potable des populations urbaines congolaises reste très faible, même si Kinshasa est la ville la mieux lotie, avec un taux de 70 %. Les raisons ? Les conflits et les pillages qui ont détérioré une partie des infrastructures de production et de distribution d’eau de la Régie de distribution d’eau (Régideso), qui assure le captage, le traitement et la fourniture d’eau potable de 95 centres urbains, dont dix-sept sont à l’arrêt. Mais également une mauvaise gestion et un manque d’investissement. Une situation en voie d’être améliorée avec la mise en œuvre du Projet d’alimentation en eau potable du milieu urbain (PEMU), financé par la Banque Mondiale qui comporte deux volets : un volet réforme pour maximiser les performances et la gouvernance de la régie et lui permettre de rétablir son équilibre financier, et un volet investissement dans les infrastructures d’eau potable de trois grands centres urbains : Kinshasa, Lubumbashi et Matadi. |