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"Tout ce que je sais, poursuit notre interlocuteur, c’est qu’un compatriote a été embarqué de force au poste de police et qu’il a été relâché quelques heures après. Personnellement, je me trouvais encore dans la salle pour le nettoyage au moment de l’incident. Mais, ce que l’on a pu lire dans la presse (notamment dans 24 Heures et dans Le Matin ) est loin de la réalité. J’ai d’ailleurs pris contact avec l’auteur de l’article pour un rectificatif".
" Loya, ( c’est le nom de l’Africain concerné), a certes eu des ennuis avec des flics, et il va certainement vous en dire plus... puisqu’il a été relâché, ce qui n’aurait pas été le cas s’il avait vraiment agressé les agents de l’ordre. Je vous passe d’ailleurs son numéro de portable..."
Sans attendre, nous prenons contact avec l’intéressé dont voici le récit :
"A la sortie de la soirée, et par petits groupes, nous étions dehors en train de discuter. Les flics, arrivés sur le lieu, nous ont ordonné de nous disperser. Comme tout le monde, j’ai évidemment obtempéré... Au moment même où je m’apprêtai à m’embarquer dans ma voiture, ces policiers m’ont tiré, jeté par terre et frappé. Ils ont tenté, en vain, de me menotter. C’est ainsi que, pour me défendre, j’ai mordu l’un d’eux au doigt. Ils ont ensuite appelé du renfort pour se retrouver à 6 et ont continué à me frapper avant de m’emmener à leur poste où ils m’ont infligé le même traitement. Ils m’ont finalement relâché dans l’après-midi sans que je n’aie vu le juge comme ils me l’avaient dit. Je ne sais même pas s’ils ont porté plainte et pour quel motif. La scène a été filmée et mon épouse a pris des photos... J’ai dû consulter un médecin. Je compte par ailleurs déposer une plainte...
J’aurais pu vous fournir des photos, mais, pour le moment, je suis en déplacement à l’étranger jusqu’à lundi". Telle est donc la version de la victime que nos confrères ont voulu faire passer pour le bourreau. Celui que Le Matin, sans toutefois donner de détails, décrit, dans son entrefilet, comme "un meneur, qui a violemment frappé du pied un agent au visage puis a mordu un second policier lui sectionnant une phalange "
Koffi Olomide et son groupe, indique-t-on pour rappel, venaient de se produire en concert le 4 février 2006, devant près de 300 personnes, si l’on en croit l’organisateur, à la salle de Savigny ( VD. La soirée s’est terminée sans incident, à l’aube, vers 5 h du matin.
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