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| RD Congo : A l’origine était le fleuve |
| par R. Rochebrune et J.-D. Gueslin (J.A.) |
| mercredi 5 avril 2006
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Dans son dernier documentaire, le cinéaste Thierry Michel nous invite à remonter le Congo. Voyage « au-delà des ténèbres » à travers l’histoire d’un pays meurtri par la guerre, mais qui reprend espoir.
« Je ne savais pas que mon pays était si grand, si beau », s’exclame Jean-Marie. « Mon peuple est abandonné, chacun le long du fleuve ne peut compter que sur lui-même », commente tristement de son côté Janine. Ces réactions apparemment opposées, de deux Congolais, qui ont pu assister il y a quelques semaines à Kinshasa à une avant-première du dernier film de Thierry Michel, résument bien le double sentiment que ressentira tout spectateur de Congo River, au-delà des ténèbres.
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Dans ce long-métrage, qui sort actuellement dans de nombreux pays, le cinéaste belge Thierry Michel montre le double visage que présente le fleuve Congo quand on le remonte de l’embouchure à la source. D’une part, c’est un cours d’eau immense et surpuissant, qui symbolise - jusqu’à lui avoir donné son nom - un pays doté de paysages magnifiques et de richesses naturelles apparemment inépuisables, une sorte de fleuve-continent entouré d’une végétation indomptable et de populations qui s’emploient à prouver que les forces de la vie peuvent toujours l’emporter. D’autre part, hélas ! le Congo est aussi le principal axe de pénétration d’un grand pays si souvent à la dérive, le témoin de si nombreuses tragédies tant à l’ère coloniale qu’après l’indépendance, et jusqu’à aujourd’hui même où règne, depuis quelques mois, une paix fragile. Pour lire la suite, Cliquez ICI
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