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"Il n’y a rien, rien du tout [...] il y a eu des tirs d’armes légères près de l’Assemblée nationale, c’est tout [...] trois véhicules ont été repérés, ils ont été détruits sur place", a poursuivi le chef de l’Etat tchadien, qui a affirmé qu’il se trouvait dans son palais à N’Djamena.
"Il y a des fuyards à pied qui sont rentrés (dans N’Djamena) et qui sont ramassés [...] il n’y a plus de colonnes (de rebelles), la colonne a été entièrement détruite", a-t-il encore ajouté.
De violents combats à l’arme lourde opposant les troupes fidèles au président Idriss Déby aux rebelles du Front uni pour le changement (FUC) ont éclaté jeudi matin aux abords de la capitale tchadienne •
Les rebelles accusent Paris d’avoir bombardé plusieurs villes •
Mais à Paris, le ministère de la Défense a vigoureusement démenti. Tout en reconnaissant qu’un Mirage français a tiré « un coup de semonce mercredi matin à l’est de N’Djamena, dans la zone où une colonne de rebelles tchadiens faisait route vers la capitale », a annoncé le porte-parole du ministère français de la Défense Jean-François Bureau, ajoutant qu’il s’agissait d’un « signal politique, dans le cadre de la sécurité de nos ressortissants ».
Selon une source militaire tchadienne, les affrontements ont débuté vers 5h30 locales (4h30 GMT) à l’initiative de l’armée tchadienne, qui a attaqué les rebelles dans la banlieue de N’Djamena, où ils étaient arrivés mercredi soir au terme d’une spectaculaire progression depuis la frontière soudanaise, à l’est du pays.
SURVOLS D’HELICOPTERES
Après une nuit calme, les habitants de la capitale ont été réveillés avant le lever du soleil par les détonations des échanges d’artillerie, qui se poursuivaient à un rythme intense vers 7h30 locales autour de la moitié est de la ville, selon une correspondante de l’AFP. Quelques éléments rebelles auraient réussi à s’infiltrer à l’intérieur de N’Djamena, selon une source militaire tchadienne. Leur présence, en nombre peu important, a été signalée dans le nord-est de la ville près de l’Assemblée nationale, a précisé un responsable militaire. Les rues du centre de la capitale, survolée depuis le début de la matinée par des hélicoptères ainsi que par des chasseurs français Mirage F1, restent toutefois calmes ce matin.
Selon une source militaire tchadienne, l’avant-garde du FUC a atteint les portes de N’Djamena mercredi en fin d’après-midi, alors que le ministre de la Défense Bichara Issa Djadallah assurait que l’offensive rebelle lancée dimanche en plusieurs points de l’est et du centre était stoppée.
En même temps que s’engageait la bataille pour N’Djamena, d’autres combats se sont déroulés jeudi aux premières heures du jour à 800 km à l’est de la capitale, dans la ville d’Adré, à la frontière avec le Soudan, selon des sources humanitaires. Le régime Deby accuse le Soudan de soutenir et d’armer les rebelles.
Pour sa part, Laona Gong, représentant du FUC en France et ancien ministre tchadien des Affaires étrangères, avait affirmé mercredi soir à une télévision française que les rebelles se trouvaient aux portes de N’Djamena et contrôlaient « plus de 80% » du Tchad.
Le dispositif militaire français au Tchad, qui regroupe 1.200 hommes, a été placé en état d’alerte et 150 soldats français basés à Libreville sont arrivés mercredi en renfort dans la capitale tchadienne. Une source militaire française à Paris a indiqué que le rôle de ces forces se limitait à un « soutien de renseignement » au gouvernement tchadien.
A en croire une source diplomatique, les Etats-Unis et les Nations unies ont décidé d’évacuer une partie de leurs personnels jugés « non essentiels ». Une vingtaine de ressortissants américains et les familles des personnels expatriés des agences de l’ONU comme le Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR) et le Programme alimentaire mondial (PAM) devraient quitter prochainement la capitale tchadienne.
| Source : L’Express/ Agences
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