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Les 23 Hollandais : Van Basten évince quelques stars
Le sélectionneur des Pays-Bas, Marco Van Basten, a lui aussi communiqué sa liste des 23 joueurs qui disputeront la Coupe du Monde en Allemagne.
Marco Van Basten a considérablement rajeuni la sélection batave. En effet, l’ancien buteur ne fera pas appel aux anciens que sont Seedorf, Davids, Makaay, Bouma et Reiziger, comme le laissait déjà présager sa pré-liste. A noter l’avant-centre de l’Ajax, le jeune Klas-Jan Huntelaar, 22 ans, meilleur buteur du championnat néerlandais avec 33 buts n’a pas non plus été retenu. Les Pays-Bas figurent dans le Groupe C en compagnie de l’Argentine, de la Côte d’Ivoire et de la Serbie-Monténégro.
Les 23 sélectionnés hollandais :
Gardiens : Edwin van der Sar (Manchester United, Ang), Maarten Stekelenburg (Ajax Amsterdam), Henk Timmer (AZ Alkmaar)
Défenseurs : Kew Jaliens (AZ Alkmaar), Jan Kromkamp (Liverpool, Ang), Andre Ooijer (PSV Eindhoven), John Heitinga (Ajax Amsterdam), Khalid Boulahrouz (SV Hambourg, All), Joris Mathijsen (AZ Alkmaar), Giovanni van Bronckhorst (FC Barcelone, Esp), Tim de Cler (AZ Alkmaar)
Milieux : Mark van Bommel (FC Barcelone, Esp), Philip Cocu (PSV Eindhoven), Denny Landzaat (AZ Alkmaar), Hedwiges Maduro (Ajax Amsterdam), Wesley Sneijder (Ajax Amsterdam), Rafael van der Vaart (SV Hambourg, All)
Attaquants : Dirk Kuijt (Feyenoord), Ruud van Nistelrooy (Manchester United, Ang), Jan Vennegoor of Hesselink (PSV Eindhoven), Arjen Robben (Chelsea, Ang), Robin van Persie (Arsenal, Ang), Ryan Babel (Ajax Amsterdam)
L’Italie optimiste malgré ses échecs répétés
L’Italie, portée par des attaquants de premier plan, s’est positionnée parmi les favorites du Mondial-2006 de soccer, en surclassant les Pays-Bas et l’Allemagne en match amical, même si elle n’a plus remporté de titre international depuis son sacre planétaire en 1982.
Ces échecs répétés n’entament pas la confiance des joueurs et de l’encadrement de la Squadra Azzura.
"Je suis très optimiste, assure le gardien de but Gianluigi Buffon. Je suis sûr à 95% que nous allons gagner le trophée."
L’entraîneur Marcello Lippi croit tout autant en son équipe, invaincue depuis 16 rencontres.
"Le Brésil est favori, mais je nous placerais juste derrière, suivis par l’Argentine, estime l’ancien entraîneur de la Juventus Turin. Je pense que l’Allemagne répondra présente, comme lors de chaque grande compétition, d’autant qu’elle joue à domicile. L’Angleterre et la France, qui a récupéré plusieurs grands joueurs sortis de leur retraite, sont également dangereuses."
Quelques voix discordantes se font néanmoins entendre dans la Botte. "L’Italie a des joueurs de premier plan, mais je ne suis pas confiant", déclare ainsi Marino Perani, attaquant de l’équipe d’Italie éliminée dès le premier tour de la Coupe du monde 1966 après sa défaite contre la Corée du Nord (0-1).
Maudits tirs au but
"Nous n’avons pas eu de bons résultats récemment, plaide-t-il. Je pense que c’est parce que les joueurs arrivent fatigués au début des grandes compétitions à cause de la fatigue engendrée par l’intensité de la série A."
Depuis le Mundial-1982, l’Italie n’a disputé qu’une autre finale planétaire, perdue aux tirs au but contre le Brésil en 1994. L’exercice lui avait déjà été fatal quatre ans plus tôt, chez elle, en demi-finale face à l’Argentine et il mit également fin à son parcours en 1998, en quart de finale contre la France.
Il y a quatre ans, en Asie, c’est le but en or qui provoqua la perte des "Azzurri" face à la Corée du Sud (2-1 a.p.) en 8e de finale, au terme d’un match à l’arbitrage toujours contesté côté transalpin.
L’Italie a mis du temps à s’en remettre, mais après une élimination sans gloire dès le premier tour de l’Euro-2004 et un parcours pas toujours convaincant lors des qualifications pour le Mondial-2006, elle est montée en puissance ces derniers mois.
Les milliards de l’économie souterraine du Mondial 2006
De la bière au ventilateur en passant par la casquette, le bikini, le parapluie ou la carte de crédit, le phénomène envahit les vitrines.
Les signes avant-coureurs du succès d’une Coupe du monde de football peuvent être très nombreux. Et à un mois du Mondial 2006 organisé en Allemagne, on peut déjà affirmer que le succès commercial « sous terrain » de l’événement planétaire est garanti.
A l’image de l’économie allemande (lire ci-contre), les marques et les commerçants vont engranger des milliards d’euros. Il suffit de se balader dans les commerces genevois pour être pris dans la tourmente des objets liés au Mondial.
A chaque échoppe sa spécialité, à chaque commerce son thème lié à la Coupe du Monde même si très souvent il n’existe aucun lien avec l’aspect sportif de l’événement...
Petit tour au royaume de l’opportunisme commercial ou comment bien préparer son mondial en terme de gadgets.
Au tabac : Premier signe annonciateur, les fameux albums de vignette Panini sont devenus incontournables depuis quelques semaines dans les sacoches des petits mais aussi des plus grands.
Dans les magasins de « sport » : C’est l’overdose, le Mondial est décliné sous toutes les formes, des ballons spéciaux aux maillots d’équipes nationales en passant par les chaussures de football, les sacs de sport, les écharpes ou les gourdes.
Dans les boutiques : Il est désormais possible de s’habiller de pied en cap aux couleurs de son équipe nationale. De la casquette aux chaussettes, en passant par les caleçons, les bikinis ou les pyjamas, les marques se sont ruées sur cette véritable « mine d’or ». Seul regret, les fameux soutiens-gorge partisans sont introuvables cette année.
Dans les grandes surfaces : On trouve pêle-mêle de la bière labélisée, des ventilateurs portatifs, des parapluies, des étuis pour i-pod, des frigos ballon, des dessous-de-verre et même des souris d’ordinateur.
Dans son portefeuille : Le must des musts, la carte de crédit du supporter suisse, lancée par le Credit Suisse. Pour chaque carte, cinq francs iront directement à l’encouragement de la relève du football. La banque suisse propose en outre un nouveau produit dérivé d’investissement basé sur le cours des titres de sponsors.
Pour le caritatif : Les « streetshirts » font même dans l’éthique et le sport. Les acheteurs de ces produits font un geste envers la fondation SOS Villages d’enfants, 10% du prix étant versés à ce mouvement. Celui ou celle qui ne trouvera pas son bonheur dans ce choix peut aussi aller encourager son équipe en Allemagne.
10 milliards d’euros pour l’Allemagne
Il est difficile de chiffrer exactement les retombées économiques d’un événement comme la Coupe du monde de football pour les pays organisateurs. Certaines estimations donnent néanmoins une idée de l’ampleur du phénomène, des chiffres qui intéressent particulièrement la Suisse deux ans avant l’organisation (conjointe avec l’Autriche) de l’Euro 2008.
Selon la société Threadneedle Investments, la Coupe du monde pourrait amener un souffle nouveau à une économie allemande hésitante. Elle pourrait attirer 10 milliards d’euros d’investissements.
La nécessaire remise à niveau des 12 villes hôtes a déjà apporté une bouffée d’oxygène bienvenue à l’industrie de la construction, tandis que les chemins de fer allemands ont entrepris de moderniser leurs équipements en vue de l’afflux de voyageurs attendus. L’Allemagne devrait en effet accueillir un million de visiteurs l’an prochain.
Tout le secteur de la consommation, l’hôtellerie en particulier, devrait en profiter avec un accroissement du chiffre d’affaires d’environ un milliard d’euros. Le déroulement sportif sera également très important puisque, selon l’étude, « si toutes les grandes équipes européennes se font éliminer avant les demi-finales, les sociétés du secteur de la consommation seront nombreuses à ne plus être très enthousiastes ».
Suit alors un petit clin d’Å“il à l’adresse des supporters anglais : « Les ventes de bières pourraient mousser si un tirage au sort favorable permettait à l’Angleterre de se maintenir longtemps dans la course au titre. »| Source : Agences
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