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Les trois chaînes visées, "Molière télévision", "Radio Lisanga télévision" et "Canal Congo télévision", appartiennent des hommes d’affaires congolais respectivement réputés proche de la présidence, proche de l’ex-chef rebelle Roger Lumbala et proche du vice-président et ex-chef rebelle Jean-Pierre Bemba.
Selon M. Mutinga, cette décision de suspension est destinée à "préserver la paix et la cohésion nationale longtemps mise à mal par des conflits armés et autres divisons de la classe politique congolaise".
La HAM accuse principalement "l’espace présidentiel", c’est-à -dire le président de la République et ses quatre vice-présidents, d’être à la base de ces "dérapages à travers les médias" de nature "à compromettre, si l’on n’y prend garde, tout le processus électoral".
"C’est à se demander si l’espace présidentiel veut réellement se soumettre au verdict du peuple. Si oui, que dire de cette escalade verbale, méchante et ordurière (...) ?", s’interroge M. Mutinga.
La HAM lance un "appel solennel" au Comité d’accompagnement de la transition en RDC (Ciat, qui regroupe notamment les 5 pays membres du Conseil de sécurité de l’Onu) et aux "sages de l’Afrique", les enjoignant à oeuvrer "efficacement et dans les meilleurs délais pour un rapprochement et un dialogue constructif au sein de l’espace présidentiel".
La RDC doit organiser le 30 juillet 2006 le premier tour de l’élection présidentielle et les législatives (un seul tour). Ces scrutins, qui seront suivis courant 2006 par des élections provinciales et locales, doivent mettre un terme à une fragile transition politique initiée en 2003 en RDC après une guerre régionale de près de cinq ans.| Avec ©AFP
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