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La ville de Bukavu, rappelle-t-on, était attaquée depuis le 26 mai dernier. Aux yeux de l’opinion, la MONUC, qui est chargée du maintien de la paix, était restée inactive et indifférente au message lancé par le gouvernement.
Plusieurs personnes parmi lesquelles des "shegués" ( enfants de la rue), chômeurs etc. avaient rejoint cette marche qui avait perturbé la circulation et le bon déroulement des activités dans la capitale.
Les installations des Nations Unies, de la MONUC ont été saccagées et pillées, de même que les locaux qui abritent
les sièges de certains partis politiques : MLC de Jean-Pierre Bemba, FONUS de Joseph Olengankoy, MPR de NZuzi wa Mbombo, PPRD,etc.
Pour les organisateurs, le jeu en valait la chandelle car, selon eux et de l’avis de nombreux observateurs, la MONUC avait décliné sa responsabilité de garant de la paix dans cette transition ; et de son côté le gouvernement était incapable de lancer une offensive par crainte de violer les accords de la transition.
Le président Joseph Kabila avait rassuré le peuple congolais que la situation allait s’ameliorer, d’ici là tout en appellant à la vigilance. Pour sa part, l’Etat Major Général des forces armées congolaises a décidé de s’investir doublement en vue de rétablir la légalité et la paix à Bukavu, siège de la 10ème région militaire.
La Belgique, croit-on savoir, n’est pas restée indifférente à cette agression. Son ministre des AE Louis Michel est
arrivé dimanche à Kinshasa, porteur d’un message du gouvernement belge qui se dit "prêt à accompagner le gouvernement congolais dans ses efforts tendant à la restauration de la paix dans l’est du pays".
Kinshasa : le calme revenu, la population vaque à ses occupations
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