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Des informations, non encore confirmées, circulent ces derniers temps, selon lesquelles la Centrale d’Intelligence américaine CIA détiendrait des éléments détaillés sur la fortune de Savimbi. Selon ces informations, le défunt chef rebelle aurait même placé de l’argent sur des comptes en banque dans des paradis fiscaux, notamment aux îles Caïman, voire en Australie.
Notre confrère Angolense, un hebdomadaire paraissant à Luanda, affirme avoir appris de bonnes sources que c’est à partir de 1997 que Savimbi avait décidé de transférer son argent vers l’étranger. L’armée angolaise avait à l’époque intensifié l’encerclement des rebelles après leur tentative avortée de la prise de Kuito, menée sous les ordres du général Altino Sapalo "Bock".
Conscient du fait qu’il allait désormais rester plus longtemps à l’intérieur du pays et face aux problèmes de communication entre la base de son mouvement et sa mission extérieure, le chef rebelle aurait par ailleurs confié son argent à certains de ses amis africains, de surcroît, ses appuis pendant sa longue croisade contre le gouvernement.
L’Ivoirien Henri Konan Bedié se serait ainsi taillé la part du lion de cet "héritage" de l’UNITA.
C’est Judith Pena, la soeur de Jonas Savimbi, qui résidait alors dans la capitale ivoirienne, qui se serait chargée de lui remettre cet argent, en 1998. Ce placement de l’argent en Côte d’Ivoire a même été interpreté comme un passage à témoin en faveur de l’intéressée.
L’opération se serait déroulée en présence de Jonh Marques Kakumba, un homme de confiance des Ivoiriens, et proche de Félix Houphoët Boigny, le premier président de ce pays.
Toujours à en croire ces sources, qui ont requis l’ anonymat, ajoute l’ Angolense , Savimbi aurait confié l’autre partie de son argent au Togolais Gnassingwe Eyadema et au Marocain Hassan II , aujourd’hui décédés. Aucun chiffre n’a toutefois été fourni, mais tout indique qu’il s’agirait de plusieurs millions de dollars, estime notre confrère.
Ces mêmes sources n’écartent pas l’hypothèse selon laquelle les plus proches collaborateurs de Savimbi alors en poste à l’étranger, dont John Marques Kakumba, aient également hérité de la fortune du leader de l’UNITA.
Avec la mort du roi Hassan II du Maroc et sa succession, pense-t-on, l’argent que Savimbi avait fait garder à ce dernier est plutôt parti en fumée.|AEM
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