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| Bessora, ton univers impitoyable |
| J.A. |
| mercredi 14 mars 2007
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L’écrivaine suisso-gabonaise publie son sixième roman. Ses mots, s’ils ne guérissent pas les maux de la société, ont un effet salvateur : ils dérident.
Bessora. Sept lettres, un nom d’auteure. Insuffisant pour savoir qui se cache derrière. Dire que l’auteure est « caramel lisse au café » n’explique pas grand-chose, même si l’identité - les identités plutôt - est une piste intéressante pour percer le mystère. Naître en Belgique d’un père gabonais et d’une mère suisse, comme c’est le cas pour Bessora, n’est pas un événement en soi. Mais cela marque à coup sûr un destin.
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Avec les deux fleuves qui coulent dans ses veines (le Rhône, qui prend son élan en Suisse, et l’Ogooué, qui forme un delta à Port-Gentil, ville de son enfance), la romancière n’avait pas d’autre choix. Il lui a donc fallu assumer. S’assumer. Depuis bientôt dix ans, elle a mis en avant son prénom fang, le deuxième à l’état civil, pour bâtir en toute discrétion une Å“uvre romanesque digne d’intérêt. Bessora veut dire « Celle-qui-partage ». Écrire, pour elle, c’est exister, conquérir sa liberté. Si ses ancêtres fangs n’ont pas inventé l’écriture, ils ont au moins dompté l’essentiel : la parole. Et Bessora s’en sert bien. Lire la suite>>>>
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