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Petit pays de 2 67 667 Km2 pour une population d’environ 1,200 million d’habitants, le Gabon, pays de l’ Okoumé (le bois le plus célèbre du Gabon par sa malléabilité et la variété des dérivés qu’on peut en tirer) et de la pierre de Mbingou (une pierre exceptionnelle, manipulable à volonté pour la reproduction de toutes les formes souhaitées) a tant de mérites à venter et de valeurs à défendre ; à l’exemple de ses deux sculptures : un masque féminin punu (ethnie du sud et du centre) et une statue fang (nord et centre du pays) vendues à Paris dernièrement à 215 millions de francs CFA. Une vente très loin du record détenu par une statuette Mbéndé de la province du Haut Ogooué (sud du pays), adjugée à Paris il y a quelques années à près d’un milliard et demi de francs CFA.
Des fresques de ce prix et voir plus encore, sommeillent dans les galeries de l’artisanat africain aménagées en plein centre ville de Libreville, la capitale gabonaise ou dans les huttes et autres cachettes de nombreux villages de l’intérieur du pays.
A Libreville, touristes et collectionneurs, admirateurs et passionnés de l’art africain sont généralement tourmentés par la variété des masques, statues et autres objets d’ornement disposés les uns à côté des autres parfois sans rigueur…le tout quasiment à une seule adresse.
Les ‘’antiquités’’ c’est à dire les pièces authentiques d’il y a un siècle et plus, devenues certes de plus en plus rares sont à dénicher dans les galeries de « l’ancien village », sis en face du magasin Score non loin de l’immeuble Air Afrique. Créé en 1981 par une vingtaine des commerçants de l’Afrique de l’ouest, l’ancien village, comme son nom l’indique est le plus ancien marché d’objets d’art de Libreville. Il a longtemps servi de premier point de vente officiel d’objets d’art ayant fait partie du patrimoine culturel de certaines ethnies, tribus ou régions. C’est donc un repère très connu des grands négociants en la matière.
A moins de 500 mètres, « le grand village artisanal », pas loin du célèbre immeuble des arcades. Moderne, mieux structuré, le grand village artisanal, créé en 1996 brille des milles couleurs. Les « classiques » ici font place à un mélange du passé et du présent. Le passé incarné par ces incontestables masques des différentes ethnies locales (Fang, Punu, kota, Kwelé, Téké…). La nouveauté ce sont ces objets ‘’new look’’ en bois sculpté ou en pierre taillée sous la forme d’un chasseur traditionnel, femme paysanne à moitié nue, oiseau de compagnie, poisson, fruit, rhinocéroce ou autres animaux préhistoriques. Des objets qui ‘une extraordinaire beauté qui exercent une attirance naturelle les visiteurs mêmes les moins avertis. Le malachite de l’ex Zaïre avec son vert diapré, retravaillé par les artisans gabonais y est également exposé tout comme le bronze du Cameroun.
La principale clientèle est naturellement constituée des expatriés européens mais aussi des africains et gabonais à la recherche d’un cadeau précieux à offrir à un ami en guise de souvenir du Gabon. Un souvenir vendu le plus souvent à la tête du client.
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