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Ce document a été publié quelques jours seulement après la mésaventure d’une famille congolaise qui a suscité un grand émoi outre-manche. Partis le 28 avril dernier pour l’obtention de leur visa hebdomadaire de résidence temporaire au Royaume-Uni, une retraitée de nationalité congolaise âgée de 65 ans et ses trois petits-fils ainsi que sa belle fille ont été arrêtés et détenus dans le centre d’immigration et de transit de Dungavel. Titubante et cardiaque, la vieille a été rabrouée par des jeunes officiers de l’immigration qui lui ont exigé d’abandonner la béquille dont elle se sert pour marcher, alors qu’elle sortait du cabinet de son physiothérapeute.

Pour l’officier d’immigration, la vieille dame devait se débarrasser de cette béquille pour des raisons de sécurité au sein de l’immeuble abritant les services d’immigration. Elle a été traînée de force dans l’enceinte du bâtiment et contrainte à s’asseoir par terre. Il a fallu l’intervention d’un autre officier d’immigration pour ramener à la raison le jeune officier. Menottée et insultée, la sexagénaire a été conduite, sa belle-fille et ses petits-enfants, à Dungavel où, après une nuit d’interrogatoire, ils ont été transférés à Tinsley House à Londres. Un trajet de près de 9 heures de route.
À Londres, la famille a été incarcérée dans le centre de détention de Yarl`s Wood à Bedford où se trouvent actuellement des dizaines de Camerounais, Ivoiriens, Jamaïcains, Nigérians, et Congolais et bien d’autres nationalités en instance d’expulsion. Alertées, les associations et autres organisations de lutte contre les expulsions ont obtenu la suspension de la procédure de renvoi de cette famille.
Afin de prévenir ce type de situations le rapport de l’inspectrice principale des prisons Anne Owers comporte 76 recommandations pour humaniser les conditions de détention des sans-papiers et rappelle que « La détention des enfants mineurs devrait être exceptionnelle et de courte durée. On devrait prendre en compte les intérêts de l’enfant, se documenter sur sa situation et dresser un rapport avant toute décision d’incarcération. ». Liam Byrne, le ministre britannique de l’immigration, a déclaré avoir pris bonne note des conclusions de ce rapport tandis que John Reid, l’actuel secrétaire d’état à l’intérieur qui a déjà annoncé son départ du gouvernement s’est dit impressionné par la qualité des remarques et recommandations. Le rapport d’Anne Owers a rencontré également un accueil très favorable d’une majorité de parlementaires tant de l’opposition conservatrice que des travaillistes.| Charles Atangana (AEM ), UK
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