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La Cour pénale internationale (CPI) a annoncé mardi avoir ouvert pour la première fois une enquête sur des crimes sexuels, des viols en Centrafrique en 2002 et 2003, mais elle n’a pas nommé de suspect.
L’enquête porte sur la période de la répression de la tentative de coup d’Etat du général François Bozizé en 2002 contre le président centrafricain, à l’époque Ange-Félix Patassé. Pour mater la rébellion, M. Patassé avait notamment fait appel au Mouvement de Libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, dont un millier d’hommes avaient participé aux combats contre les troupes du général Bozizé.
« Je suis le premier à avoir demandé une enquête sur des allégations de viols et d’exactions qu’auraient pu commettre certains de mes hommes », a déclaré M. Bemba, joint par téléphone au Portugal, où il est actuellement en soins. "« J’avais dès octobre 2002 écrit au représentant spécial de l’ONU en Centrafrique, le général (Lamine) Cissé. Il m’a répondu dans une lettre en janvier 2003 qu’il avait diligenté une enquête et que dès qu’il aurait de nouveaux éléments, il m’en ferait part », a-t-il poursuivi.
« Je n’ai jusqu’à aujourd’hui reçu aucune nouvelle des Nations Unies, ni aucune preuve impliquant les troupes envoyées en Centrafrique en 2002 », a-t-il précisé. | Avec les agences
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