|
D’aucuns s’interrogent sur l’activisme qu’affiche ces derniers temps le
prof.Tryphon Kin-Kiey Mulumba, à travers ses éditos et articles qui pour la plupart, sont des brûlots à destination des animateurs de la transition en RDC.
Cet ancien "ministre de l’Information" et "porte-parole du dernier gouvernement du RCD/ GomaMaréchal Mobutu" et du RCD/ Goma s’érige en censeur pour coter les bons ou mauvais élèves des institutions de la transition.
Juger les performances des animateurs de la transition est un droit légitime mais profiter de son canard pour vilipender les autorités politiques mises en place dénote le manque de bon sens et de considération pour un homme de fine intelligence comme lui, de surcroît un journaliste avéré.
Ses propos sont truffés de haine, d’un esprit de revanche, d’un sentiment d’échec et de ressentiment .Au moment où la RD Congo a besoin de tous ses fils pour sa reconstruction, le Prof Tryphon Kin-Kiey Mulumba se complait de son séjour européen pour régler des comptes à ses ennemis ou adversaires.
Nul n’ignore son passage dans le RCD/ Goma ainsi que sa démission avec fracas à travers les radios périphériques. Sûrement déçu par des ambitions non assouvies, il a claqué la porte du RCD/ Goma pour aller créer le RCD/ Goma originel, qui n’a vécu que l’espace de quelques déclarations.
N’a-t-il pas agi par déception ou en toute lucidité ? La première des hypothèses paraît la plus plausible car il n’avait plus d’ancrage politique et sous l’émotion de l’incertitude de son avenir politique, il fallait faire une fuite en avant en stigmatisant la dépendance du RCD/ Goma du pouvoir de Kigali.
Ce qui intrigue est le volte-face opéré à 180 degrés pour servir de caisse à résonance du même pouvoir de Kigali et son journal "Le soft grands lacs", un support de marketing pour les hommes au pouvoir à Kigali.
Il suffit seulement de constater le nombre de pages qui leur y sont consacrées pour s’en rendre compte. A travers ses élucubrations, il ne ménage personne sauf ses commanditaires et leurs alliés au sein du gouvernement de transition. Se dispensant des scrupules, il n’hésite pas à qualifier le chef de l’Etat "d’ignorant et d’être manipulé par son entourage", et tout cela sans ménagement.
Dans sa livraison du 14 mai 2004, il a poussé son sarcasme plus loin en utilisant des propos burlesques à l’endroit de tous les membres de l’espace présidentiel excepté Azarias. Comprenne qui pourra. Il s’est livré à des attaques ad hominem en qualifiant le Vice-président Yerodia d’être "d’aucun usage ; d’un théâtreux, d’un homme de l’Atlantide, resté coincé trente ans en arrière et qui passe plus de temps à dormir durant les conseils du gouvernement".
Il traite le Vice-président Arthur Zaidi Ngoma de "troubadour, n’ayant aucune base électorale et propre à écrire un livre. Quant au Vice-président Jean-pierre Bemba, il l’assimile à "un fauve, tortionnaire et ancien comptable de Mobutu" et insinue son interpellation par la Cour pénale internationale.
S’agissant du président de la République, " il est, selon lui, tout simplement déclassé et l’ Occident cherche une roue de rechange". Face à ces propos injurieux, haineux, désobligeants, vexatoires, on est en droit de se poser cette question : pour qui roule-t-il ?
Le Prof. Tryphon Kin-Kiey Mulumba se livre à une masturbation intellectuelle après avoir perdu tout espoir de positionnement. Même si on a des comptes à régler avec des adversaires, il y a quand même une limite à ne pas franchir, celle de l’indécence et de la trahison.
Sans peur d’être contredit, je puis affirmer que le sieur Tryphon Kin-Kiey Mulumba n’est plus ni moins qu’traître de la Nation congolaise qu’il ne faut pas réduire aux hommes au pouvoir. Son attitude n’est purement qu’une escroquerie morale et le reflet d’un homme désépéré, sans ancrage ni repères politiques. S’il est conséquent envers lui-même, il doit rougir face à l’image que reflète sa trahison.
On est en droit de se demander s’il se considère toujours comme homme politique ; s’ il a réellement une base électorale et enfin si le RCD/ originel est un parti viable et a pignon sur rue ? That is the question.|
Herman Bangi Bayo
|