AFRIQUECHOS.CH
newsletter
Rechercher
 
Traduction
_L'INFO A LA SOURCE

_

 


 


ACCUEIL

Faut-il être femme, Blanche, Belge, s’appeler Colette Braeckman pour pouvoir interviewer Joseph Kabila ?
jeudi 24 juillet 2008 Botowamungu Kalome (AEM)
JPEG - 45.6 ko
Joseph Kabila, lors de sa récente visite officielle en France. « De quoi aurait-il peur ? »(Photo:AEM/RDC-PANO)

Au fait, quels étaient les objectifs de la visite officielle en France de Joseph Kabila du 15 au 17 juillet ? Certainement pas obtenir des actes concrets et importants dans le domaine de la coopération ou décrocher un subit soutien franc et total de la France pour l’annulation de la dette de la RDC ! Nicolas Sarkozy voulait tout juste offrir à son hôte un supplément de prestige international en le recevant sous les ors de la République française. C’est important, semble-t-il. Il est vrai qu’à l’heure de la brouille avec les Belges et des fantasmes de certains qui pensent que l’Europe est remontée comme un seul homme contre Kabila à cause des contrats chinois, les allées et venues de Sarko en Afrique qui escamotaient Joseph et sa RDC commençaient à être perçues comme un isolement délibéré du Raïs, pas le grand, pas Nasser, mais l’autre, le petit Joseph si vous voulez. Mais de tout cela, on a rien su, car le chef de l’État congolais, en venant en France, avait laissé sa langue à Kinshasa, pire que de la donner au chat. La presse internationale et de la diaspora en a été quitte d’être trimballée de point de presse annulé à des conférences de presse annulées aussi sans explication.


Pour ce déplacement à Paris et pour celui qui a suivi à Tripoli sur son chemin de retour, Joseph Kabila a amené dans sa délégation son porte-parole Kudura Kasongo, deux journalistes de la presse présidentielle, un envoyé spécial de l’Agence congolaise de presse et les journalistes Jean-Marie Kassamba, Christian Lusakueno et Sam Mpengo Mbey… tout ce monde pour partir de Paris sans avoir lâché un seul mot à la presse. Quand le mercredi 16 juillet, le point de presse prévu au Quai d’Orsay est annulé au tout dernier moment sans explication, un confrère de RFI est perplexe : « Votre président ne parle toujours pas bien français ? Cela expliquerait peut-être son silence ». Le lendemain, après sa visite au sénat français, quand la conférence de presse prévue est annulée sans explication aussi, personne ne va voir les journalistes pour au moins s’excuser ou faire le point sur la visite présidentielle. Évidemment, aucun journaliste n’attendait des révélations spectaculaires à l’issue de cette visite au demeurant protocolaire. Seulement, pour la presse internationale et les journalistes congolais de la diaspora, c’était une occasion -qui ne se représentera pas de sitôt- pour faire un tour d’horizon de la situation de la RDC avec le chef de l’État congolais.

Un officiel congolais, professionnel de la communication se permettra même d’envoyer les journalistes sur les roses : « Qu’est ce que vous vouliez savoir ? Les cinq chantiers, mais tout est sur Internet ». Ce confrère démontrait alors qu’il était venu à Paris en villégiature aux frais de l’affamé contribuable congolais. Des confrères français et africains étaient interloqués par une telle désinvolture au sommet de l’État et leurs observations se sont rejointes : Joseph Kabila a donné l’image d’un président pas sûr de lui, recroquevillé sur lui-même, couvé et protégé par un entourage à l’air parano ou qui, à l’évidence, n’a aucune confiance en la capacité de Kabila de bien s’exprimer, d’expliquer et de défendre sa politique. Un membre de la délégation a même avoué la peur que le président «  ne se fasse piéger par certains journalistes, car tous ne sont pas de bonne foi ». À en croire cet officiel congolais, Joseph Kabila ne parlerait qu’aux journalistes patentés de « bonne foi » et il semble qu’il ne s’agirait que de « maman » Colette Braeckman et du converti de la dernière heure Tryphon Kin-Kiey Mulumba.

Dieu sait pourtant qu’on aurait aimé, vous et nous, être éclairés sur certains détails existants ou oubliés des fameux contrats avec les Chinois, et des questions précises on en avait pourtant (Lire ces questions sur http://www.rdc-panorama.com )| Botowamungu Kalome, Rédacteur en chef (AEM)

À LIRE AUSSI SUR

Africatime.com>>>>


 
4 commentaires
Version à imprimer envoyer l'article par mail title= envoyer par mail Voir les commentaires/Réagir


Dans la même rubrique
 
Mali : Cette guerre que personne ne finira 23 04 2013
J’aimerais bien aimer Joseph Kabila… 3 01 2013
Mourinho organise son limogeage pour aller au PSG 26 12 2012
« Botowamungu, arrêtez votre haine et votre jalousie contre Koffi Olomide » 4 09 2012
Koffi Olomide : Le triomphe final sur lui-même 18 08 2012
Kagame : L’aventure de trop 30 07 2012
Un jour nouveau se lève 9 05 2012
RDC : « Un Muluba ne peut jamais diriger » 19 03 2012
RDC/Élections : Kabila vainqueur d’une opposition inconséquente 10 12 2011
RDC/Élections : Alain Moloto joue avec les nerfs des candidats 14 11 2011
RDC : La presse met le bon sens sous embargo 26 10 2011
Kabila, dépassé, s’en remet aux sectes religieuses 20 07 2011
Côte d’ivoire : Jean-Pierre Bemba ou le cauchemar de Ouattara 31 05 2011
Côte d’ivoire : Nous l’avions pourtant prédit 11 04 2011
Afrique : La France sur ses ergots en bois 29 03 2011
 
Copyrights ©Afriqu'Echos Magazine 2003-2008. Tous droits réservés.
CP. 304 1024 Ecublens-Lausanne /Suisse
Tél. ++41 79 365 04 24
e-mail:aem@afriquechos.ch webmaster@afriquechos.ch 2008
Design by Multiart