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Pour ce déplacement à Paris et pour celui qui a suivi à Tripoli sur son chemin de retour, Joseph Kabila a amené dans sa délégation son porte-parole Kudura Kasongo, deux journalistes de la presse présidentielle, un envoyé spécial de l’Agence congolaise de presse et les journalistes Jean-Marie Kassamba, Christian Lusakueno et Sam Mpengo Mbey… tout ce monde pour partir de Paris sans avoir lâché un seul mot à la presse. Quand le mercredi 16 juillet, le point de presse prévu au Quai d’Orsay est annulé au tout dernier moment sans explication, un confrère de RFI est perplexe : « Votre président ne parle toujours pas bien français ? Cela expliquerait peut-être son silence ». Le lendemain, après sa visite au sénat français, quand la conférence de presse prévue est annulée sans explication aussi, personne ne va voir les journalistes pour au moins s’excuser ou faire le point sur la visite présidentielle. Évidemment, aucun journaliste n’attendait des révélations spectaculaires à l’issue de cette visite au demeurant protocolaire. Seulement, pour la presse internationale et les journalistes congolais de la diaspora, c’était une occasion -qui ne se représentera pas de sitôt- pour faire un tour d’horizon de la situation de la RDC avec le chef de l’État congolais.
Un officiel congolais, professionnel de la communication se permettra même d’envoyer les journalistes sur les roses : « Qu’est ce que vous vouliez savoir ? Les cinq chantiers, mais tout est sur Internet ». Ce confrère démontrait alors qu’il était venu à Paris en villégiature aux frais de l’affamé contribuable congolais. Des confrères français et africains étaient interloqués par une telle désinvolture au sommet de l’État et leurs observations se sont rejointes : Joseph Kabila a donné l’image d’un président pas sûr de lui, recroquevillé sur lui-même, couvé et protégé par un entourage à l’air parano ou qui, à l’évidence, n’a aucune confiance en la capacité de Kabila de bien s’exprimer, d’expliquer et de défendre sa politique. Un membre de la délégation a même avoué la peur que le président « ne se fasse piéger par certains journalistes, car tous ne sont pas de bonne foi ». À en croire cet officiel congolais, Joseph Kabila ne parlerait qu’aux journalistes patentés de « bonne foi » et il semble qu’il ne s’agirait que de « maman » Colette Braeckman et du converti de la dernière heure Tryphon Kin-Kiey Mulumba.
Dieu sait pourtant qu’on aurait aimé, vous et nous, être éclairés sur certains détails existants ou oubliés des fameux contrats avec les Chinois, et des questions précises on en avait pourtant (Lire ces questions sur http://www.rdc-panorama.com )| Botowamungu Kalome, Rédacteur en chef (AEM)
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