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AFRIQU’ECHOS MAGAZINE(AEM) : Votre jeu de comédien est marqué par une aisance qui semble innée…
JUNIOR LUSAULU BROWN(JLB) : Le théâtre ou si vous voulez la comédie, je la pratique déjà d’une certaine manière depuis l’école ; en imitant et en parodiant mes professeurs. Le talent est inné, je pense. Dès la troisième année d’études secondaires, j’ai commencé à pratiquer le théâtre dans un groupe de jeunes de Lemba qui s’appelait Mbuta Masebe, et c’est avec ce groupe que je me suis révélé au grand public à la télévision à Kinshasa.
Beaucoup de personnes m’ont alors conseillé de faire des études d’art dramatique. En 2004, je reçus le prix Ebale Mondial en tant que révélation de l’ année, et en 2005 je remportais le prix de Meilleur artiste comédien masculin. Est venue alors la sollicitation du groupe théâtral de Masumu Debrindet, où j ai beaucoup mûri, acquis de l’expérience grâce entre autres à mes fonctions de responsable des répétitions dans un cadre marqué par le savoir-faire de Masumu. Après cette expérience, j’évolue aujourd’hui en tant qu’indépendant.
AEM : Il semble pourtant que vous venez de monter un groupe ?
JLB : Effectivement et je tiens à consacrer plus de temps à ce groupe qui s’appelle Échelon Club Lumière dont la sortie officielle a eu lieu le 18 juillet 2008 à Kinshasa, dans la commune de Lemba dans une école de Rotary Club. Ce groupe va travailler dans plusieurs domaines : théâtre, séries télévisées et musique avec Échelon Club muzik qui jouera du zouk, du reggae, et du slow. Je vous signale que tous les instrumentistes sont sortis de l’Ina et ont un talent mortel. Nous avons des chansons qui vont plaire et convaincre. Dans un premier temps, nous comptons réaliser un maxi-single et je recherche de l’aide pour cela. Nous souhaiterions également acquérir une camera, un micro perche et même des cassettes. Toute aide serait bien sûr la bienvenue.
AEM : Cette ascension a-t-elle des retombées sur votre quotidien ?
JLB : Oui je me retrouve... À défaut de ce que l’on veut, on se contente de ce que l’on a. Mieux vaut peu que rien. Ce métier m’a ouvert beaucoup d’horizons, des portes… et naturellement quelques avantages matériels. Mais, cela ne m’empêche pas d’appeler à la fin du piratage de nos Å“uvres.
AEM : Est-il facile de garder pieds sur terre quand on découvre le succès ?
JLB : Non, ce n’est pas facile comme pour tout le monde au début. Quand du jour au lendemain, vous passez d’un inconnu à quelqu’un qui intéresse beaucoup de monde, on peut prendre la grosse tête. Heureusement qu’on se ressaisit grâce aux conseils, sinon on irait jusqu’à mettre sa vie en danger.
AEM : Un conseil pour les jeunes qui voudraient marcher sur vos traces ?
JLB : Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre d’années. Dans sa jeunesse on peut tout oser, mais pour le reste Inch Allah ! Il faut faire ce qu’on aime et aimer ce qu’on fait. Ne jamais se sous-estimer, avoir du courage, exprimer ce qu’on ressent… You must know who you are !| Afriqu’Échos Magazine (AEM), Londres, UK
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