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« Les jeux sont faits d’avance » répètent beaucoup d’Algériens désabusés. Dans les principales villes du pays comme Alger, Oran et Constantine les citoyens affichent, en effet, ouvertement leur désinvolture. À Alger, les bus « solidarité » multiplient des allées et venues dans l’espoir de mobiliser les Algériens sans susciter un quelconque engouement.
Les Algériens se montrent évidemment sensibles à l’appel au boycott lancé par l’opposition. Le rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) du Dr Saïd Sadi est parmi les partis qui appellent ouvertement au boycott. Dans la même ligne, le Front des forces socialistes mobilise sur le mot d’ordre « Tourner le dos » même si, consentent-il, « voter est un devoir patriotique ». En cause également : l’insécurité, le banditisme et la paupérisation qui rendent les populations plus incrédules sur le discours de l’opposition.
| Kaci Racelma (AEM), Alger, Algérie
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