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Al Pachino a été révélé aux mélomanes par l’orchestre Chic Choc Loyenge de Ngadiadia alias Ngadios, particulièrement à travers un titre interprété avec le concours des musiciens de Zaïko Langa-Langa (Shango, Modeste, Montingiya, Nono, Baroza, etc) dans les années 90. Ses talents de chanteur et d’animateur de choc vont rayonner encore plus dans Nouvelle Ecriture une variante de l’orchestre Viva la Musica de Papa Wemba. Délaissant sa traditionnelle Rumba-Rock, Papa Wemba a brillamment réussi sa migration vers le « ndombolo » à travers les albums « Fula Ngenge » et « À la Une » sur lesquels Al Patchino a posé avec maestria sa patte. Si le rythme était imprimé par les guitaristes et le batteur, c’est Al Pachino qui, avec son physique imposant, donnait le « la », le tempo de l’ambiance. Par ailleurs, sa chanson « Bokabuani » (album « À la Une ») est sans doute la meilleure réalisation de sa relative courte carrière professionnelle.
Ces jours heureux dans le sillage de Papa Wemba ne seront qu’un intermède car en 2007, Al Pachino s’en ira tailler sa propre voie, une carrière solo qui se limitera à un album « Contre mur » sorti en octobre 2007. Carrière solo ne signifiant pas isolement et nombrilisme, Al Pachino était allé cueillir les voix des chanteurs Manda Chante, Ferré Gola, Jean Goubald Kalala comme une ultime tournée des potes avant de tirer sa révérence. Sans retour, sans un regard derrière.| La rédaction d’Afriqu’Echos Magazine ( AEM )
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