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Suite à la disparition de son chef naturel qui était reconduit systématiquement sans affronter un seul adversaire, des vocations ont vu le jour : Stéphane Eloko Boussiéngué, Sany Megwazep, Daniel Ona Ondo, Senturel Ngoma Madoungou, Casimir Oyé Mba, Christian Raphaël Ngondjout, Thierry D’Argendieu Kombila, Christiane Bitougat et les deux candidats précités se disputent la tête du PDG. Pour l’emporter, ces candidats ont été auditionnés, trente minutes chacun, lundi 6 juillet dernier, par le comité permanent du bureau politique et le comité de concertation. Le nouveau président sera connu ce mercredi après une délibération des instances dirigeantes prévue aujourd’hui mardi. Pour couronner le tout, un congrès du parti est prévu à la fin du mois de juillet pour investir officiellement l’heureux « élu ».
Même s’il serait irresponsable de donner l’opposition déjà perdante pour le scrutin présidentiel, il est clair que le PDG part avec des longueurs d’avance pour des raisons suivantes : pendant le règne de Bongo, ce parti a amassé suffisamment d’argent qui est le nerf de la guerre ; il dispose d’un appareil politique déjà rodé ; enfin son candidat symboliserait la garantie de la paix et d’une certaine stabilité, sans compter l’aura et la crédibilité que confèrent le fait d’avoir été aux responsabilités. À contrario, le régime Bongo a un tel passif politique, social et moral que l’avénement de l’opposition représente une nécessité vitale pour une bonne partie de la population. Sans oublier l’image gênante d’une royauté qui ne dit pas son nom que renverrait à l’opinion internationale la succession du père par le fils. À cette réserve, certains répondent qu’il serait injuste et antidémocratique de dénier à Ali Ben Bongo le droit de prétendre, comme n’importe quel Gabonais, à la magistrature suprême du seul fait de sa filiation...
Au delà des personnalités en lice, la seule question qui vaille est celle de savoir qu’est-ce que les uns et les autres vont proposer aux Gabonais : La continuité ? La rupture ? Un lifting qui privilégierait le style à l’action réelle ? Ou encore juste un renouvellement de la classe dirigeante sans toucher aux moeurs contreproductives qui n’ont pas préparé efficacement le Gabon à l’après boom pétrolier ? Une chose est sûre : le Gabon aborde un important virage de son histoire, peu importe finalement qui serait à la barre, ce qui va compter c’est la feuille de route que tout le pays s’imposera et les moyens qu’il se donnera pour l’imposer à tous indistinctement et pour la respecter scrupuleusement.|Botowamungu Kalome (AEM)
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