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Ces chiffres sont « totalement faux », a estimé le candidat Guy Romain Kinfoussia, président du Front uni des partis de l’opposition (Fupo) qui avait appelé au boycott du scrutin avec cinq autres postulants. « Ils proviennent d’une manipulation post-électorale », a-t-il assuré.
« Je ne reconnais pas les résultats de cette élection », a aussi déclaré Michel Marion Mandzimba Ehouango, un candidat indépendant ayant appelé au boycott.
Polémique autour du taux de participation
Le taux officiel de participation est « exagéré » pour l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH). Il est de 20% au maximum, estime cette ONG qui avait déployé 47 observateurs pour superviser le scrutin.
« Tout le monde a vu qu’il n’y avait pratiquement personne aux urnes, donc il n’est pas président. Il est président pour lui et son clan, mais pas pour le Congo. Ce genre de manipulation ne trompe personne », a affirmé Nguila Moungounga Nkombo, Président de la coordination de la refondation de l’UPADS, ancien ministre des Finances sous Pascal Lissouba.
« Il faut que monsieur Sassou comprenne que le parti unique, c’est fini, que les dictatures n’ont pas d’avenir » a-t-il déclaré dans une intervention sur RFI.
Le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Alain Akouala Atipault, a, pour sa part, balayé toutes ces accusations. « Le verdict des urnes a été rendu et il faut le respecter », a-t-il souligné. Et de conclure :
« Il n’est pas besoin de ramener la peur dans le pays, de vouloir créer une crise artificielle, cela ne profite à personne. »| AEM avec RFI/AFP
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