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Nul n’ignore, en effet, l’actualité liée à la jeunesse en Rd Congo, où l’on parle du phénomène des gangs appelé sur place « Kuluna ». Le gouvernement de la Rd Congo dispose pourtant des ministères des droits de l’homme, des affaires sociales et de la famille, et a inscrit dans son programme l’emploi et l’éducation comme priorités parmi les 5 chantiers de la République. De vains mots car, depuis l’assassinat du Mzee Laurent Désiré Kabila, les autorités gouvernementales congolaises n’ont jamais défini ni présenté une politique concrète et réelle sur la famille et en faveur de la jeunesse.
Conséquence désastreuse : les familles, en majorité de basse et moyenne classes composées de fonctionnaires et des chômeurs, car il faut dire qu’il n ya pas de différence actuellement en RD Congo entre ces deux catégories, sont de plus en plus confrontées à la difficulté d’élever leurs enfants.
Face à cette situation de précarité, l’irresponsabilité parentale se manifeste par la perte de l’autorité, par le rejet des enfants qui se retrouvent alors dans la rue, certains pour se livrer à la prostitution pour pouvoir nourrir leurs familles et d’autres abandonnés à leur triste sort, accusés de sorcellerie par leurs propres parents pour s’en débarrasser. D’où ce phénomène des enfants de la rue au début, non résolu, qui au fil du temps, prend des proportions alarmantes sous une autre dénomination celle de phaseurs, sheguès et aujourd’hui « Kuluna ».
Faute d’une véritable solution visant à résoudre le problème au fond, le gouvernement de la RDC, par le biais du ministère de la justice, se vante des arrestations et du transfert de ces jeunes dans des camps dits de rééducation, qui sont en fait des camps d’emprisonnement, comme Osyo, Angenga ou encore Buluwo, loin de leurs familles avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer.
En cela, nous accusons directement le gouvernement d’être à la base de cette situation, car si volonté y avait de mettre sur pied une politique de la famille et d’encadrement juvénile, nous pensons que nous n’en serions pas là . Nous-même étant de la cité à l’image de tous ces jeunes, nous nous mettons de leur coté afin d’interpeller le gouvernement sur sa part des responsabilités face à ce fléau. Sur ce, toutes les batteries sont mises en marche afin d’obtenir gain de cause auprès des institutions locales, nationales et internationales de défense des droits de l’homme.
Selon notre méthode de travail, cette constatation ne suffit pas à elle-seule, nous nous engageons, dès lors, conformément à notre document de référence à savoir le Plan Augustin, à dévoiler notre vision sur la politique familiale et sur l’avenir de la jeunesse dans les prochains jours.
Dans l’intervalle, nous demandons au gouvernement et au Parlement de s’impliquer aussi dans le combat contre le chômage, la pauvreté, l’injustice sociale, la mauvaise gestion, la corruption, le détournement des deniers publics au profit d’une poignée d’individus véreux, bref, la mauvaise gouvernance et j’en passe..., qui constituent les principales sources de ce fléau.|Augustin Mukamba, Lausanne, Suisse
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