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AFRIQU’ECHOS MAGAZINE (AEM) : Monsieur le maire, pouvez-vous nous parler de vous et de la ville de Québec que vous dirigez ?
RÉGIS LEBEAUME (R.L.) : Je suis issu du monde des affaires et j’ai passé l’essentiel de ma vie à Québec, la capitale nationale du Québec. Je me considère comme un père italien qui aime sa famille et ne veut pas s’éloigner de son épouse et de ses enfants. J’aime avoir mes enfants tout près de moi même s’ils sont plus grands. J’ai trois enfants, de 21 et 19 ans et nous avons adopté une Coréenne qui a maintenant 9 ans. C’est la plus belle Coréenne de Québec et je suis heureux que ce soit ma fille. Je suis maire depuis le 2 décembre 2007. Quant à la province du Québec, elle a été fondée le 3 juillet 1608. Le Vieux-Québec, ce haut lieu de l’histoire de notre ville figure, depuis 1985, au rang de patrimoine mondial de l’Unesco. Situé à l’est du Canada, la ville de Québec, véritable musée à ciel ouvert, a une population de 500.000 habitants. Québec est une ville, comme disent les Anglais, « by the river » car elle est construite le long d’un fleuve majestueux qui est Saint Laurent.
AEM : Quels sont les axes prioritaires de la politique de gestion de votre municipalité ?
R.L. : C’est assez simple. Il s’agit de faire en sorte que le coût de la main d’œuvre soit raisonnable. Il est important de contrôler ce coût afin de moderniser la ville, l’embellir et faire beaucoup d’investissement dans la culture. En effet, Québec a un profil culturel incroyable qui peut aider à faire la différence également sur le plan économique. Vous le savez, certainement autant que moi, que la ville de Québec c’est l’Europe en Amérique. Québec est une ville fortifiée. L’Éuropéen qui débarque ne se sent pas dépaysé parce que l’architecture de notre ville est européenne. C’est une ville magnifique, patrimoniale. Notre société évolue au point que dorénavant, il sera question de distinguer une ville moderne par son architecture. Notre ambition est véritablement de faire de Québec, une espèce de musée à ciel ouvert où les constructeurs, les promoteurs immobiliers feront de leur construction, des œuvres d’art. C’est la première chose. Comme deuxième objectif, en terme de développement durable, nous avons des projets pour faire de Québec, la ville phare au Canada voire dans l’Amérique du Nord. Nous envisageons l’établissement de quartiers résidentiels avec une signature du développement durable, du développement respectueux de l’environnement.
AEM : Quelles seraient les actions de Québec dans le domaine de la coopération décentralisée ?
R.L. : Actuellement, notre plus grand projet de coopération concerne la ville de Ouagadougou au Burkina Faso. Notre envisageons de participer à la restructuration de ses services municipaux. Dans le cadre de l’association des maires francophones, nous avons accueilli récemment des représentants venus de Bamako au Mali, de Lomé au Togo et de Tunis en Tunisie. Ensemble, nous allons bâtir des communautés entrepreunariales. J’ai été président de la fondation entrepreneurship. Avec ces villes, nous comptons développer l’entrepreunariat.
AEM : Vous n’avez pas évoquer votre politique environnementale ?
R.L : À la mairie de Québec, nous avons des plans. Nous connaissons les répercussions du réchauffement climatique sur notre ville, elles iront jusqu’à la grosseur des tuyaux d’égout. Nous commençons à obtenir les résultats de notre politique environnementale. Depuis les cinq, dix dernières années, il y a une réduction significative de l’émission du gaz carbonique dans notre ville. Mes prédécesseurs ont mené de bonnes actions que nous poursuivons. Il y a quelques semaines, nous avons voté un règlement qui interdit aux automobilistes de laisser tourner le moteur de leurs véhicules à l’arrêt durant cinq minutes. Les citoyens prennent conscience au fur et à mesure pour nous aider à atteindre nos objectifs.
AEM : Vous avez été récemment à Trois-Rivières à l’occasion du congrès annuel de l’alliance des villes américaines et canadiennes de la région des Grands Lacs et du St Laurent. Ce congrès a eu lieu cette année des festivités du 375ème anniversaire de la fondation de Trois-Rivières, deuxième ville historique de la province derrière la cité de Québec. Quels conseils donneriez-vous à votre collègue Yves Lévesque ...
R.L. : Je n’ai vraiment pas de conseils à donner à mon ami Yves Lévesque pour la modernisation de sa ville. Je dirais simplement à mon ami Lévesque de prier pour moi assez souvent car il y a la prière à chaque début de conseil municipal.
|Ferdinand Mayega, (pour AEM) , Québec
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