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Le sentiment d’un « devoir amical » commençait à monter en moi et je me suis très vite ressaisi en me demandant que resterait-il après de ma « neutralité supposée » de journaliste ? Et puis, tout récemment j’avais publié un article dénonçant l’embargo médiatique décidé contre Koffi Olomide à Kinshasa, un internaute anonyme (que je soupçonne d’être un journaliste prestant en Europe) a pensé que je voulais que « Koffi me remarque ». Cette critique m’a diablement fait rire. Puis-je alors écrire librement sans que forcément les uns trouvent que je suis SOUVENT dur avec Jossart ou que les autres pensent qu’effectivement « Naza mutu ya Jossart », traduisez que « je lui cire trop les pompes »... En plus, si j’ai un « libanga » (dédicace) dans Empreinte là je suis cuit ! Bon finalement ces critiques m’amusent plus qu’elles ne me perturbent et j’en ris beaucoup comme vous le constatez.
A défaut de me répéter, je propose donc aux internautes de relire l’interview que j’avais accordée en avril 2003 à AfriquEchos Magazine et dans laquelle je dis ce que je sais et ce que je pense de l’homme Jossart Nyoka Longo CLIQUEZ ICI : Nyoka Longo, Mi-ange, mi demon ?
Je ne vais donc pas en rajouter, mais je ne pourrais m’empêcher de soulever une interrogation que viennent
Généralement quand un musicien rompt avec un producteur à son initiative, il débite des critiques les plus acerbes sur ce dernier. Jossart qui vient de dénoncer le contrat liant Zaïko à JPS, a pris sa plume pour dire sa reconnaissance éternelle à JPS pour ce qu’il avait fait pour Zaïko. Durant toute ma carrière de chroniqueur de musique, je n’avais jamais observé une attitude aussi digne, respectueuse et saine de la part d’un artiste congolais en crise avec son producteur.
Aussi, quand un musicien congolais se sépare de quelques compagnons, quelque temps après, il déclare systématiquement qu’il a réussi à les remplacer sans problème et qu’il ne regrette rien. Deux ans après son passage au Zénith, répondant à une question d’Afriqu’Echos Mag , Nyoka Longo a déclaré que sur la scène de Zénith « il a beaucoup pensé à Zaïko des années 80-87 ! ». Impensable quand on sait qu’une partie de l’opinion croit mordicus que c’est lui qui froidement avait provoqué la scission de 1987. Cette année là , il m’avait confié que son grand regret était qu’ils projetaient de passer à l’Olympia en 1988, car il aurait vraiment aimé y être avec ce groupe là . 17 ans après, il ré-exprime ce regret, cela révèle l’homme qu’il serait. Faut-il aussi ajouter que Jossart a toujours dit qu’ayant été orphelin très jeune et ayant commencé la carrière musicale à 17 ans, finalement il connaît mieux les membres de Zaïko que ses cousins, oncles et tantes, et que Zaïko était une vraie famille pour lui.
A la lumière de ces deux éléments et sachant à quel point l’image du taciturne et parfois ombrageux Jossart est tronquée dans l’opinion, je nous pose (à nous tous mélomanes et journalistes) la question suivante : Si, finalement, Jossart Nyoka Longo n’était pas le monstre froid qu’on croit ? »
Bon Anniversaire Jossart et que Dieu te bénisse !
|Botowamungu Kalome
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