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Cette finale qui s’annonçait très équilibrée a tenu ses promesses car les deux équipes ont marqué le même nombre de buts et c’est celui du capitaine Trésor Mputu marqué à l’extérieur qui aura fait la différence. Auparavant, les deux équipes s’étaient affrontées dans la même poule s’infligeant un équitable (2-0, 0-2). Les Corbeaux de Lubumbashi, qui avaient mené à la phase aller grâce à leur capitaine, ont remporté la finale grâce à un but contre son camp du défenseur nigérian Omodiagbe à la 73ème minute de jeu. Le défenseur nigérian venait de dévier un centre du latéral gauche Joël Somwe. Une issue logique pour une équipe qui comptait déjà 18 corners en sa faveur soit environ un corner toutes les cinq minutes. Une statistique qui illustre la nette domination territoriale des Congolais qui auront carrément dressé leurs tentes dans la moitié du terrain adverse.
Un président au prénom prédestiné
Cette victoire du TP Mazembe est notoirement la consécration de la présidence de Moïse Katumbi qui a offert, depuis quelques années, des conditions d’un club professionnel à son équipe. Richissime homme politique, gouverneur très populaire de la province du Katanga, après avoir été tenté par des initiatives un tantinet populiste et xénophobe, Moïse Katumbi n’aura jamais porté aussi bien son prénom : il vient de ramener le football congolais à la terre promise après une très longue traversée du désert. Effacé donc ce dernier échec en finale de la grande équipe de Kalala Pierre face à l’Ashanti Kotoko de Kumasi, porté par le feu Robert Mensah, grand gardien à la casquette, qui annihila toutes les tentatives de Kalala le bombardier, du fantasque dribleur Tshinabu « Brinch », de Saïdi, de l’alors futur ballon d’or africain Bwanga Tshimen, du demi Kapata « Dix Sengi », du Katumba « Caterpillar », du beau gosse Mukombo, etc.
Le sport étant, quelquefois, le thermomètre d’une nation, Joseph Kabila peut se satisfaire de voir son pays retrouver progressivement des couleurs. Conscient de ses responsabilités, le président congolais a toujours su apporter un soutien psychologique aux champions congolais. À la veille de la finale de la Coupe d’Afrique des nations, il avait passé personnellement un coup de fil aux joueurs et pour cette dernière finale, il a tenu à être dans les tribunes comme pour dire aux Corbeaux lushois qu’ils avaient toute la nation derrière eux. Mais, il restera cette malheureuse double élimination des prochaines phases de la Coupe du monde et de la Coupe d’Afrique des nations.|Botowamungu Kalome (AEM)
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