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Constituée en association sans but lucratif, la radio « Fréquence Diversité » s’est fixée pour principaux objectifs de promouvoir l’intégration des étrangers, de couvrir les activités culturelles, artistiques et sportives des diverses communautés lausannoises et des environs dans le but avoué de susciter la cohésion sociale entre différentes communautés. Ses ressources proviendront des cotisations de ses membres, des subsides provenant de personnes morales, de mécènes ainsi que des recettes publicitaires. Dans le souci de coller justement à la diversité de sa ville de naissance, « Fréquence Diversité » diffusera en cinq langues : le français, le portugais, l’espagnol, l’italien et l’allemand. D’ores et déjà , la radio procède au recrutement des animateurs, plutôt des polyglottes qui ont déjà fait leurs preuves. La direction attend, à cet effet, des CV d’éventuels candidats. Au-delà de ses propres ressources humaines, la radio envisage de nouer des partenariats avec des associations de communautés lausannoises de différentes origines, avec la Radio suisse romande, des interprètes communautés, des services culturels des ambassadeurs accrédités en Suisse, et des stations de radio périphériques.
Pour rappel, il y a deux décennies, une radio associative dénommée « Acidule FM » créée par Christiane Jaquet-Berger, députée POP, jouait le même rôle et faisait le bonheur des communautés lausannoises. Ses auditeurs se souviennent encore de ses meilleures plages parmi lesquelles Fréquence Banane, animée par des étudiants de l’UNIL (Université de Lausanne), de Caméléon, animée par la communauté latino-américaine. L’on se souvient également des célébrités qui ont forgé leurs talents à travers diverses émissions comme le talentueux Jean-Marc Richard, (aujourd’hui à la RSR et TSR). Bernard Salambo et de deux célèbres animateurs africains en l’occurrence Jean Mpoyi et Jossart Muanza. La dissolution de ce média associatif au profit de Lausanne FM (commerciale) a été ressentie à tort ou à raison par beaucoup, comme une exclusion des étrangers de l’univers médiatique lausannois.
|Afriqu’Échos Magazine (AEM)
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