|
Cette corruption présumée concernerait "les contrats de deux des trois lots de l’autoroute Est-Ouest reliant Tlemen à Annaba". Seraient notamment impliqués, outre le ministre lui-même, des cadres du ministère des travaux publics actuellement en prison. Au-delà de ce ministère, un colonel du DRS (Département du Renseignement et de la sécurité), la sécurité militaire algérienne et divers intermédiaires sont également incarcérés.
Selon le quotidien El Watan, certains membres du gouvernement auraient été démarchés, à ce sujet, par Pierre Falcone pour le compte des Chinois. Le service militaire en charge de l’affaire semble déterminé à démasquer les coupables d’autant plus que la rumeur soutenait qu’il aurait, lui-même, reçu des commissions de la part des Chinois.
La Chine est le troisième fournisseur de l’Algérie et le volume des investissements chinois pour l’année 2009 représentent plus de 800 millions de dollars selon l’ambassadeur chinois à Alger, Oliu Yuhe.
Ce n’est pas la première affaire de corruption qui éclabousse les relations sino-africaines. En octobre 2009, en Namibie, des rumeurs de corruption avaient mis en cause le fils du président Hu Jintao, Hu Haifeng, alors président de la Nuctech, dans une transaction de vente d’armes à la société namibienne Teko. |Céline Tabou (AEM)
|