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Rémy Luvumbu : « Notre entreprise est en mesure de régler en 60 mois les problèmes de délestage de l’électricité à Kinshasa »
vendredi 5 février 2010 Paul Kabeya (AEM) Kinshasa-RDC
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L’Ingénieur électrotechnicien, Rémy Luvumbu, dans les installations de son entreprise en Suisse

Il faudrait 500 à 700 millions d’euro pour résoudre les problèmes récurrents des coupures d’électricité dont souffre Kinshasa et appelés pudiquement « délestage » afin d’assurer une fourniture continue de l’énergie, et 3.600.000 pour une électrification fiable du quartier Maviokele, dans la commune de Kimbanseke. Ces prévisions sont de l’Ingénieur électrotechnicien, Rémy Luvumbu. Résident en Suisse, l’intéressé se dit prêt à délocaliser son entreprise établie en Suisse, Arc-en-Tech, pour l’implanter en République Démocratique du Congo, précisément à Kimbanseke, une commune périphérique de Kinshasa. Ce choix d’implantation viserait, entre autres objectifs, à dynamiser, cette commune qui est la plus étendue de la capitale congolaise. Lors d’un récent séjour à Kinshasa, le patron de la société Arc-En-Tech a participé au Forum économique et de développement des Congolais de l’Etranger. Par la suite, il avait été invité par le secrétaire général du ministère des mines et énergie, Etienne Nyembo Kitungwa, comme expert dans la commission technique d’étude et de faisabilité pour la construction du barrage hydro électrique de Zongo II, étude réalisée par l’entreprise chinoise Synodro. Entretien avec cet ingénieur qui explicite sa démarche et ses ambitions


AFRIQU’ÉCHOS MAGAZINE(AEM) : Quelles sont les préoccupations que vous auriez exprimées au forum économique et de développement des Congolais de l’Étranger ?

RÉMY LUVUMBU (RL) : C’était, pour nous, une occasion de présenter nos revendications. Nos préoccupations ne sont pas souvent prises en compte par l’État Congolais. Par exemple, nous sommes soumis à des tracasseries administratives alors que certains d’entre nous souhaitent investir au pays. Il est difficile pour un Congolais vivant à l’étranger d’obtenir un visa alors que ceux qui estiment être de véritables Congolais parce que résidant au pays préfèrent investir ailleurs qu’au Congo. En ce qui me concerne, j’ai un projet d’implantation au Congo de la Société Arc-en-Tech, entreprise suisse spécialisée dans la construction électromécanique.

AEM : Pouvez-vous nous en dire plus ?

RL : Dans un premier temps, nous implanterons Arc- en-Tech dans la commune de Kimbanseke et nous nous consacrerons à installer une sous- station transformatrice de 630 Kilo volts ampères pour seconder la sous station existante dans le quartier Maviokele et permettre la redistribution du quartier selon une typologie adaptée. Et avant l’implantation de notre société, il faudra créer des axes routiers traditionnels (c’est-à-dire non goudronnés) pour acheminer les matériels d’outillage d’exécution des applications électrotechniques. En parallèle un projet pilote, Programme des ateliers de mise en condition pour l’intégration socio professionnelle, s’investira à former les jeunes dans le domaine électrotechnique d’après les normes modernes.

AEM : Il s’agit là des missions de la Société nationale d’électricité (Snel) ?

RL : Nous voudrions travailler en partenariat avec la SNEL. D’ailleurs j’ai eu des échanges nourris avec la haute hiérarchie de cette entreprise. Ce n’est pas une main d’œuvre qualifiée qui manque à cette entreprise mais plutôt les moyens conséquents. La SNEL est restée dans la configuration précoloniale. On n’a pas adapté le système à l’extension de la ville. Il faut ajouter à ce problème la vétusté de l’appareillage d’exploitation, l’absence des normes dans la fourniture et la distribution électrique, l’inexistence des dispositifs de redondance dans les secteurs stratégiques et vitaux.

AEM : Auriez-vous des solutions aux problèmes de délestage, ces coupures intempestives de fourniture électrique ?

RL : Nous pourrions trouver une solution à la problématique de délestage et des coupures de fourniture électrique. Les compétences sont là mais l’État Congolais devra nous financer pour gérer le parc électrique congolais. | Paul Kabeya (AEM)

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