|
Parmi les dix titres de cet opus, le chanteur à la voix limpide a inséré et remis au goût du jour le tube « Amour académique », devenu un classique, qui l’a révélé au public en 1989 alors qu’il était encore étudiant à l’Institut national des arts, le conservatoire congolais. Sur les autres thèmes, les mélomanes peuvent se faire déjà une idée grâce aux titres des chansons qui en disent long sur leur contenu : « Pathy Bokanga, mobali ata alatisi yo pete, komelela ye mbondo te » (La bague au doigt de la part d’un homme n’est pas un gage de fidélité), « Luka ya yo Zando batekaka bolingo prix mangondo » ( Tu ferais mieux de trouver un marché où l’amour serait soldé), « Mimi Tshikeva abwakisi Député po aboyi libala ya bombanda » (Mimi Tshikeva a préféré lâcher le Député que de le partager avec une autre), « Elisa akati singa, abosani éducation azuaka epayi ya ba mamelo » (Elise a foulé aux pieds l’éducation qu’elle a reçue des religieuses catholiques), « Tosala likelemba ya mpinzoli » ( Si on pleurait chacun à notre tour), « Kwiti ya Bolingo eleki oyo ya supu na tolo » ( L’ivresse de l’amour est pire que celle provoquée par la liqueur artisanale), « Pesa mobali bolingo ndenge mama amelisaka yo libele » ( Donne-lui ton amour, comme celui de la maman qui allaite), « Nalambeli yo mosaka, modèle olingaka » ( Je t’ai préparé ta sauce à l’huile de palme comme tu le préfères)... « Folk Bayombe, Kingodi ngodi ki tu Bikila Ba kulu » (Un clin d’oeil au Folklore Bayombe).
Dans cette oeuvre en chantier, l’auteur a choisi d’imprimer le rythme « tchatcho » cher à Koffi Olomide avec qui il a déjà travaillé il y a quelques années et de qui il a beaucoup appris, selon ses propres dires. C’est ainsi que la plupart des artistes qui l’accompagnent dans cette tâche, sont issus ou sont passés par Quartier Latin. C’est le cas du guitariste Ramazani le réalisateur de cet album qui va succéder à « Diamant », sorti en janvier 2008, entièrement écrit en français, où les textes et la musique, la rumba congolaise, se marient merveilleusement.
Ancien élève du conservatoire de musique à Kinshasa où il est allé « apprendre à gérer ses émotions musicales comme facteur de son épanouissement, comme un don », Mascot de Katalas, né Mathieu Nicolas Kambu Lusala, est, pour rappel, le fondateur de l’orchestre Kinois des vedettes amateurs (Okiva) dans son quartier de Binza, dans la commune de Ngaliema. Il a forgé sa carrière notamment au contact de grandes vedettes de la chanson comme Grand Kallé Jeef, Franco, Rochereau, Lutumba, Mangwana, Pépé Kallé, Papa Wemba, Koffi Olomidé…. et contribué indirectement au succès de l’orchestre Zaïko Langa-Langa par des Å“uvres cédées au chanteur Bimi Ombalé comme les chansons « La blonde », « Sandra Lina », « Babi »â€¦...
« Nzungu ya kala, ba supu elengi ». ou « L’Histoire se répète » (l’artiste hésite encore entre l’un et l’autre titre) viendra enrichir sa discographie en s’ajoutant aux 6 précédents albums en l’occurrence, • « Amour Académique »(1989) • « Mbula Mabanga » (1991) • « Nouveau Riche »(1994) • « Dame de cÅ“ur » (1996)• « Trophée »(2002) • « Diamant » (2008).| Jossart Muanza (AEM)
À LIRE ÉGALEMENT SUR
Digitalcongo.net>>>>
Les Dépêches de Brazzaville>>>>
GroupeLavenir.cd>>>>
|