|
Les 20 millions de dollars, précise-ton, vont être utilisés pour renforcer la capacité de gestion dans les ministères en charge de l’éducation, financer l’éducation et sa décentralisation, et combler le manque de matériel éducatif.
Roger Rigobert Andely a, par ailleurs, annoncé qu’un accord au profit du domaine de la santé a été signé récemment.
Le minitre congolais de l’Economie et des Finances était, rappelle-t-on d’autre part,
en visite dernièrement à Paris où sa réunion, le 14 septembre 2004 avec les bailleurs
des fonds, avait débouché sur l’octroi d’un prêt de 300 milliards de dollars destiné au
secteur pétrolier.
Interrogé par la presse, le ministre congolais avait alors déclaré en substance : " le
gouvernement congolais est déterminé à poursuivre les efforts en cours y compris
dans le secteur pétrolier. Nous comptons sur le soutien de la communauté
internationale pour nous aider à alléger le fardeau de la dette afin de pouvoir
améliorer les conditions de vie de la population..."
Certes, les objectifs poursuivis par les autorités de Brazzaville paraissent, à vue
d’oeil alléchants, mais la réalité sur le terrain montre un tableau sombre. Car près de
70% de la population congolaise vit dans une pauvreté insoutenable alors que le
pays est riche en ressources naturelles.
Selon certains observateurs, "le pétrole, qui est la principale richesse nationale et
qui devrait soulager les peines de la population comme sous d’autres cieux, est géré
dans une opacité totale, et ses recettes ne bénéficient qu’à une caste proche du
pouvoir actuel".
C’est la raison pour laquelle, les bailleurs de fonds ont " exigé du gouvernement
congolais d’améliorer la transparence dans la gestion du secteur pétrolier et d’utiliser
le surplus des revenus liés à la hausse des cours des produits pétroliers pour réduire
la pauvreté et régulariser sa situation avec ses principaux créditeurs"
Les 300 milliards déjà acquis sont censés redresser l’économie du congo pour que
les congolais vivent décemment, mais une enquête d’Henrik Lindells de la
revue " Témoignage Chrétien " déplore que " l’argent prêté ne finance
aucun investissement rentable, aucune infrastructure sinon quelques chantiers dans la
partie nord du pays ..."
|