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Tous les dimanches c’est le même rituel : fâchés avec la ponctualité, les adeptes, dont l’arrivée s’étale sur plus d’une heure, sont accueillis et plongés dans le recueillement et la louange en musique par de jeunes choristes et musiciens. S’ils reprennent des classiques de la musique chrétienne congolaise plutôt avec bonheur, ils osent jusqu’à des chansons illustres en anglais comme « Happy day ». L’orchestration simple, mais plus que correcte, est assurée par Gloire-Paul (14 ans) au synthétiseur et Richard (8 ans) à la batterie. Au chant, les jeunes filles qui poussent la chansonnette ont du talent mais surtout l’intelligence de ne pas singer les chanteuses connues. Les rares fois où le ton n’est pas juste, la soif de la mélodie et les harmonieuses polyphonies compensent et enchantent. Merveille-Deborah (11 ans) dégage une pureté et une innocence quasi angélique tout en chantant merveilleusement. Fanny (20 ans) a pris soin de soigner son apparence et a la gestuelle des chanteuses aguerries tandis que Jessica (11 ans), look de collégienne réservée, est une sorte de séduisant compromis entre les deux autres choristes.
Comment, cependant, s’assurer que cette implication des jeunes est librement consentie ? La mine qu’ils affichent semble l’attester ainsi que la spontanéité avec laquelle ils prennent des initiatives. L’on peut également relever l’épanouissement personnel à travers la pratique musicale, ce qui est devenu un luxe pour beaucoup de jeunes dont les parents croient que les nourrir suffit. Certains d’entre eux apprennent la musique au Conservatoire de Cergy et, du coup, pratiquer la musique congolaise, inspirée par des autodidactes, devient une opportunité intéressante pour élargir leur palette tout en continuant à lorgner sur « la vie éternelle tout là -haut chez son père » comme leur avait promis un certain Jésus Christ.|Botowamungu Kalome (AEM)
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