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AFRIQU’ ÉCHOS MAGAZINE (AEM) : Comment a germé l’idée de créer une association des femmes obèses ?
DÉDÉ MBOTO (DDM) : Avant mon adhésion, l’association était dénommée « Miss Top 100 kilos ». Elle avait comme mission d’organiser des défilés de mode et un concours miss pour les femmes en surpoids. La première tentative ainsi que la seconde ont échoué. Les initiatrices avaient été abusées. C’est alors que j’avais été sollicitée et j’ai décidé de relancer la machine sur de nouvelles bases.
AEM : Lesquelles ?
DDM : Soutenir la femme en surpoids les domaines de la santé, du physique et du développement intellectuel. Nous luttons contre l’obésité et les maladies cardiovasculaires qu’il peut entraîner par l’opération « surpoids sans maladie » notamment par la pratique de sport (club de marche, natation, corde à sauter, nzango) mais aussi contre les antivaleurs. Sur le plan intellectuel, nous privilégions l’apprentissage des métiers (esthétique, bio hôtellerie, couture, informatique) pour aider la femme à se prendre en charge.
AEM : Pourquoi la dénomination Séquoia ? Quel est le profil de vos membres ?
DDM : C’est un arbre géant, qui a une longue vie. Ce qui va bien avec notre profil, n’est-ce pas ? Nous sommes 47 membres effectifs et une centaine de sollicitations. Les femmes sont intéressées par notre démarche et certains hommes aident recrutement de leurs épouses. Toutes nos adhérentes pèsent à partir de 85 kilos.
AEM : Existe-t-il réellement la discrimination envers les femmes en surpoids ? Il existe pourtant des hommes obèses aussi…
DDM : En tant que femme, je connais mieux le problème des femmes. Dans notre société, les femmes obèses souffrent de discrimination, de rejet. Les hommes n’ont pas assez de problèmes. La femme est plus vulnérable.
| Propos recueillis par Paul Kabeya (AEM), Kinshasa, RDC
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