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| La veuve de Chebeya écrit à Joseph Kabila |
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| mardi 30 novembre 2010
AEM|avec L’Express
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L’épouse et les deux enfants de Floribert Chebeya, aux funérailles de ce dernier, le 26 juin à Kinshasa. |Photo :
AFP
En date du 19 novembre, dans un courrier adressé au président Joseph Kabila, Annie Mangbenga Nzinga, la veuve de Floribert Chebeya, dénonce le déroulement du procès des assassins présumés de son mari, militant pour les droits de l’homme en République démocratique du Congo (RDC), dont le corps sans vie avait été découvert le 2 juin dernier dans la périphérie de Kinshasa. La veuve Chebeya y parle notamment d’ « un tribunal militaire taillé sur mesure ».
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À la faveur de ce courrier rédigé à Ottawa, (Canada), son lieu d’exil, Annie Chebeya déplore l’absence dans le box des prévenus de John Numbi, inspecteur général de la Police nationale congolaise, qu’elle désigne explicitement comme le commanditaire du meurtre du fondateur de l’ONG « La Voix des Sans-Voix » (VSV). « L’indignation et la colère, insiste-t-elle, nous étranglent du fait que le général Numbi, que je cite nuit et jour comme l’assassin de Floribert et de Fidèle Bazana -chauffeur et membre de VSV- soit absent au banc des accusés. » Invoquant la crédibilité des institutions de la RDC, la veuve Chebeya « prie » donc le chef de l’État d’user de son autorité pour faire en sorte que « John Numbi soit arrêté au même titre que tous les coupables ». Et ce au nom de la justice, de la transparence et de la lutte contre l’impunité, « le combat de Floribert durant toute sa vie. » La prochaine audience, de ce procès qui s’est ouvert le 12 novembre 2010, est programmée le 3 décembre.|AEM|avec L’Express
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