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Cette main tendue des séparatistes du Cabinda intervient après la perte, en trois semaines, par leur branche armée de deux chefs militaires dont Mauricio Lubota dit « Sabata », dont le corps a été retrouvé criblé de balles et lacéré par des coups de couteau, le dimanche 20 mars. Le corps du deuxième chef militaire Gabriel Nhemba « Pirilampo », avait également été découvert quelques semaines plus tôt à la frontière entre Cabinda et le Congo Brazzaville, près du village Tanda. Sous couvert d’anonymat, un porte-parole des indépendantistes, a assuré, dans un e-mail à l’AFP que « Pirilampo » et Sabata avaient participé, quelques mois auparavant, à des discussions avec le gouvernement angolais (...) qui leur aurait « demandé de donner les soldats du Flec. » Selon lui, les deux responsables auraient refusé et ils auraient été « tués par les forces armées du régime parce qu’ils étaient (...) devenus faciles à reconnaître et à poursuivre ».
Pour rappel, à la fin de la guerre civile angolaise (1975-2002), les autorités angolaises ont redéployé quelque 30.000 soldats dans la province, coincée entre les deux Congo, ce qui a contribué à affaiblir les différents groupes armés. Ces derniers ont tout de même lancé quelques opérations spectaculaires qui ont amené les autorités militaires angolaises à « donner une réponse opérationnelle appropriée aux menaces terroristes du Flec-Fac. » notamment le long de la frontière dans les zones de Massabi et Inhuca. Parmi ces opérations : l’attaque le 18 novembre 2009, dans la région de Dinge, des véhicules d’une entreprise de forage BGP au service de la Sonangol ; l’attentat du 8 janvier 2010 contre le car de l’équipe de football du Togo à son arrivée en Angola, par la frontière avec le Congo-Brazzaville ; le 8 Novembre 2010, l’attaque de la compagnie pétrolière BGP / Sonangol qui a à nouveau été visée dans la région de Buco Zau ; et le 28 février 2011, un attentat contre une colonne de logistique civile convoyée par les Forces armées angolaises (FAA).| Jossart Muanza (AEM)
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