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Si l’exercice a été classique sur le plan politique, il a été de haut vol sur le plan intellectuel. Des échanges sans complaisance, quelquefois même rudes, ont suivi les différents exposés. Un intervenant en avait résumé la raison : « Nous devons sortir des généralités, des lieux communs et élaborer des propositions concrètes et réalistes comme un parti qui s’apprête à gouverner ». Cela aurait permis aux oreilles de Sassou de siffler moins mais pas tant que ça : « Le pouvoir a érigé une forme de corruption qui a fini par atteindre toute la société à la différence qu’en haut c’est la course effrénée à l’opulence tandis que plus bas c’est la lutte pour la survie, pour le strict minimum ». Le rétablissement d’un État de droit et la justice sociale ont été prônés à travers une série de propositions qui sont venues compéter l’analyse introductive de Cicéron Massamba.
Parallèlement à l’action politique, Marcel Niati, invité par le Consensus citoyen, a planché sur les leviers disponibles pour lutter contre la pauvreté. De la micro-finance aux micro-projets, les participants ont décortiqué diverses solutions éprouvées ailleurs susceptibles de soulager les maux des Congolais. Le peu d’intérêt de la diaspora congolaise pour des initiatives dans ces domaines a été relevé et certains cadres du mouvement, Léonie Malanda en tête, ont suggéré que des initiatives importantes soient justement prises rapidement dans ce sens.
Si les armes se sont tues à Brazza, la guerre civile de 1997 n’a pas fini de faire des dégâts : « Le traumatisme laissé par ces événements ainsi que par le crime de Beach est occulté » a fait remarquer Roger Loufoua, dernier intervenant. Un vrai problème de santé publique a renchéri le docteur Séraphin Miamfoutila qui a fait état des indicateurs alarmants : « Les cas des maladies cardiovasculaires et des troubles psychiques ont augmenté d’une manière très importante… ». S’il arrivait ou participait au pouvoir, le Consensus citoyen mettrait en place une vaste opération d’aide psychologique et ferait la lumière sur les disparus du Beach afin de « permettre aux familles de faire le travail de deuil, ce qui est difficile tant que les responsabilités ne seront pas clairement établies et reconnues.
Intensifier le combat politique
Les élections législatives prévues pour le premier semestre 2012 ont été considérées comme une occasion à ne pas louper pour mettre le régime à mal a tenu à souligner le docteur Marcel Guitoukoulou : « L’intention du pouvoir de tricher est manifeste, elle est congénitale chez ce régime. Le nombre de députés par circonscription est reparti sans aucune logique démographique. N’empêche, notre mouvement et le parti Le Congrès du Peuple que je préside aussi doivent saisir cette occasion pour convaincre les Congolais qu’ils peuvent précipiter la chute d’un régime miné par des luttes intestines d’une succession que de nombreux dauphins guettent lorsqu’ils ne souhaitent pas qu’elle advienne vite ».
Pour cela, la 7ème Université citoyenne a promis un soutien actif à tous les candidats qui se présenteront sous les couleurs du Congrès du Peuple, un parti dont les dernières restructurations à Brazzaville et Pointe-Noire traduisent « la pénétration de nos idées mais également la confiance en l’avenir qui a été illustrée par l’accueil euphorique et spontané qui avait été réservé à Marcel Guitoukoulou lors de la campagne de l’élection présidentielle » ont avancé plusieurs intervenants. Qui ont également indiqué « l’impatience de leurs militants pour accueillir à nouveau le Docteur afin de démontrer à nouveau que la peur a changé de camp ».| Botowamungu Kalome (AEM), Envoyé spécial à Aix-en-Provence
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Des participants enn train d’échanger avant le déjeuner|Photo : © AEM
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Patrick et Léonie Malanda|Photo : © AEM
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Une table de participants pendant le déjeuner avec ,au centre, Christian qui a présenté la synthèse des travaux|Photo : © AEM
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Le docteur Séraphin Miamfoutila qui a présidé cette université et qui a montré géré efficacement cette université et qui a été rejoint pendant le déjeuner par son épouse|Photo : © AEM
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À droite, de profil, Roger Loufoua un des cadres du « Consensus citoyen »|Photo : © AEM
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À droite du docteur Guitoukoulou Cardin, le monsieur vidéo qui prêche et diffuse la bonne parole et les images du docteur.|Photo : © AEM
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Une table de participants pendant le petit déjeuner||Photo : © AEM
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