AFRIQUECHOS.CH
newsletter
Rechercher
 
Traduction
_L'INFO A LA SOURCE

_

 


 


ACCUEIL

RDC : 24 morts depuis le résultat de l’élection
jeudi 22 décembre 2011 AEM|Source : AFP
JPEG - 47.4 ko
Le président Joseph Kabila lors de la cérémonie d’investiture ce mardi 20 décembre à Kinshasa. À ses côtés (droite), la première dame de RDC, Olive Lembe. M.Kabila entame son second mandat dans un climat tendu et sur fond de contestation. Photo : AFP

Les forces de sécurité de la République démocratique du Congo ont tué 24 personnes depuis que le président Joseph Kabila a été réélu lors d’un scrutin contesté par l’opposition, a annoncé jeudi 22 décembre l’ONG Human Rights Watch. Toutes les victimes à l’exception de quatre ont été tuées à Kinshasa, où l’opposant Etienne Tshisekedi, candidat malheureux à la présidentielle, est populaire, précise l’ONG, selon laquelle des éléments prouvent que les forces de sécurité ont tenté de dissimuler les morts.


Un processus électoral discrédité

Parmi les victimes figurent une femme de 21 ans et sa nièce de huit ans, toutes deux tuées par balle le jour de l’annonce des résultats électoraux, alors que la police tirait sur une foule de partisans de l’opposition dans la capitale, précise HRW. L’ONG dit tirer ses informations d’enquêtes sur le terrain, de rapports de militants locaux des droits de l’homme et de témoins. Selon le rapport, les forces de sécurité semblent avoir voulu cacher la mort des victimes en retirant rapidement les corps. Plusieurs éléments de l’armée, dont la garde présidentielle, sont en outre accusés d’avoir placé des personnes en détention dans des camps militaires de Kinshasa.

« Ces pratiques sanglantes décrédibilisent encore plus le processus électoral et laissent l’impression que le gouvernement fera n’importe quoi pour rester au pouvoir », commente Anneke Van Woudenberge, spécialiste de l’Afrique pour HRW. L’opposition congolaise rejette la victoire de Joseph Kabila à l’élection présidentielle du 28 novembre. Les résultats, publiés le 9 décembre, créditent le président sortant de 49 % des votes contre 32 % pour Tshisekedi. Ce dernier, qui considère avoir remporté le scrutin, prévoit de prêter serment vendredi en tant que président, ce qui alimente la crainte de nouvelles violences.

Des législatives sous pression

Mercredi soir, la Commission électorale (Céni) a annoncé la suspension de la compilation de certains résultats des législatives, en attendant la mise en place d’une aide technique internationale. Et ce, "en vue de garantir le transparence et la crédibilité" des législatives, a indiqué la Céni dans un communiqué.

La Céni a pris cette mesure après avoir été saisie « de réclamations » des partis politiques sur le processus de compilation. La Céni a commencé à publier sur son site internet les résultats provisoires d’une trentaine de circonscriptions mais la publication pour les 140 circonscriptions restantes est « subordonnée, le cas échéant, par l’examen des contestations » dont elle est « saisie et a délibéré », ajoute le communiqué.

L’Union européenne avait menacé mardi de « réévaluer » son « soutien » au pays si des progrès ne sont pas réalisés dans le dépouillement des votes des législatives. La chef de la diplomatie américaine Hilary Clinton avait dénoncé un scrutin présidentiel mal géré et « manquant de transparence », en suggérant aussi « une révision du processus électoral ».

« Il fallait prendre des mesures d’urgence. Il faut rendre le processus beaucoup plus transparent pour éviter les désagréments de la présidentielle », a expliqué à l’AFP Jacques Djoli, vice-président de la Céni. Il a notamment évoqué la « pression énorme » exercée sur les CLCR, alors que 19 000 candidats se sont présentés pour seulement 500 sièges à pourvoir à l’Assemblée nationale.

La Mission de l’ONU en RDC (Monusco) devrait désormais travailler en « partenariat » avec les équipes de la Céni pour la compilation des résultats, et la Grande-Bretagne et les États-Unis pourraient fournir une aide. Les résultats complets provisoires des législatives doivent être annoncés le 13 janvier.| AEM Source : AFP

Luzolo Bambi, ministre de la justice, promet « l’ouverture d’enquêtes judiciaires. »>>>>


 
0 commentaires
Version à imprimer envoyer l'article par mail title= envoyer par mail Voir les commentaires/Réagir


Dans la même rubrique
 
RD Congo : Voici la composition du nouveau gouvernement 27 10 2008
Spécial Francophonie : Pourquoi Kabila a annulé son voyage 22 10 2008
Congo-Brazzaville : Le retour du « Sauveur » 15 10 2008
Abbé Patrice Ezoa : « Certaines mains obscures ont voulu faire de la crise ivoirienne une guerre religieuse » 13 10 2008
RD Congo : Adolphe Muzito nouveau Premier ministre 10 10 2008
Rwanda-RD Congo : La guerre des mots 9 10 2008
RDC : Vital Kamerhe pressenti comme Premier ministre 7 10 2008
RD Congo : Après Gizenga, qui ? 1er 10 2008
RDC : Qui va succéder à Antoine Gizenga ? 26 09 2008
RD Congo : Le Premier ministre Antoine Gizenga démissionne 25 09 2008
Angola : Un parti (presque) unique 25 09 2008
Angola : La démocratie en marche ? 17 09 2008
RD Congo : Bemba reçoit Muamba 17 09 2008
Le dragon angolais 11 09 2008
Cameroun : André Siaka quitte la présidence du Groupe interpatronal du Cameroun (Gicam) 2 09 2008
 
Copyrights ©Afriqu'Echos Magazine 2003-2011. Tous droits réservés.
CP. 304 1024 Ecublens-Lausanne /Suisse
Tél. ++41 79 365 04 24
e-mail:aem@afriquechos.ch webmaster@afriquechos.ch 2011
Design by Multiart