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Sur le coup de 1h 30 de l’après-midi à Montréal, le chroniqueur émérite de la musique congolaise de tous les temps se trouvait parmi les siens : le Professeur Bob White, Lucie Gagnon, Arya White le bébé, donc toute la famille White réunie autour d’une table pour des retrouvailles qui rappelaient bien les débuts d’une collaboration dans la cadre des projets de recherche sur la musique congolaise.
Le premier coup de fil est venu de la « Terre de la chanson » (1). Le second est parti en sens inverse, de Montréal à Kinshasa. De bout en bout pouvaient alors se parler Serge Makobo et son parrain Manda Tchebwa qui confirmait ainsi se trouver à l’abri des insurrections abidjanaises qui empoisonnent la Côte d’Ivoire.
« Dis-leur que je suis bien portant »
Arrivé à Montréal sur invitation, Manda Tchebwa vient de participer au colloque Critical World organisé par Bob White, Professeur d’anthropologie au Département des Arts et de la culture à l’université de Montréal, axé sur la mondialisation culturelle. Notre confrère terminait sa communication avec son jeune frère Makobo par : « Dis-leur que je suis bien portant ».
Plus de peur que de mal, quand on sait que près de 15.000 expatriés ont dû quitter la Côte d’Ivoire à la suite des récents événements qui ont endeuillé l’armée française et des dizaines d’Ivoiriens d’Abidjan.
Ainsi, l’icône de la chronique musicale congolaise et africaine se trouve bel et bien à l’abri du bourbier ivoirien en attendant de voir l’aéroport d’Abidjan reprendre ses activités.|AEM
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