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Du côté des autorités portugaises, on tente plutôt d’apaiser les esprits. Le ministre portugais des affaires étrangères, Paulo Portas, cité par l’agence Lusa, a promis de « rechercher, avec les autorités angolaises, les voies et moyens pour prévenir ce genre de problèmes. » Le flux entre Lisbonne et Luanda est en constante augmentation avec une ruée des Portugais vers la capitale angolaise poussés par la crise économique qui secoue le Portugal tout comme la plupart des pays d’Europe. Dans ce contexte, selon le responsable des SME , l’Angola ne fait qu’appliquer de manière « rigoureuse les bonnes pratiques internationales en matière de migration. » Pour Simão Milagre, ces Portugais se sont vu refuser l’entrée sur le territoire angolais pour diverses raisons : « manque de moyens de subsistance, visa expiré, mauvais état du passeport, non-paiement d’une amende pour un précédent séjour illégal en Angola et outrage à l’autorité ».
La mésaventure vécue par ces Portugais à l’aéroport de Luanda, est perçue comme une rétorsion après le refus d’entrée imposé par le SEF (Service des Étrangers et des Frontières) à des ressortissants angolais, comme cette famille partie à Lisbonne pour assister au mariage d’un parent et qui est finalement venue grossir la liste de 21 autres personnes qui venaient d’être refoulées de Lisbonne une semaine auparavant. De plus, selon les autorités angolaises, les Portugais violent la loi sur le séjour des étrangers au Portugal, en « confisquant les passeports des Angolais à qui ils ont refusé l’entrée sur leur territoire. » « De nombreux Angolais ont en effet été renvoyés au pays privés de leurs passeports » a déploré Simão Milagre.
Les termes du nouvel accord pour l’octroi de visas
L’accord qui permet l’extension de la date limite de visas d’entrée et permet des entrées multiples avec le même visa sur le territoire des deux pays, a été signé entre l’Angola et le Portugal, le 15 Septembre 2011, à Lisbonne, par Georges Chikoti, ministre angolais des Affaires étrangères, et son homologue portugais, Paulo Portas. En vertu de ce protocole, le visa de courte durée est de 90 jours et valable pour six mois, soit un maximum de 180 jours par an, avec des entrées multiples. Ce visa de courte durée était auparavant d’une durée maximale de 30 jours renouvelable deux fois sans toutefois donner droit à des entrées multiples. Quant aux visas de travail, ils étaient jusque-là deux fois renouvelables pour la même période, pour une durée maximale de trois ans. Et le requérant était obligé de se rendre dans son pays en vue de renouveler son visa. Maintenant, les visas de travail ont une durée maximale de trois ans, mais sont valables pour plusieurs entrées et sorties. ■Jossart Muanza (AEM)
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