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L’on trouve également des profils singuliers comme Wilson qui joue habituellement du jazz et dont c’est la première participation dans une formation du genre, la chanteuse Manassé Isolele qui, également pour la première fois, passe du RNB à la rumba congolaise et signe un titre reggae chanté en lingala dans cet opus : « Un retour aux sources » pour cette chanteuse qui a fait ses débuts, très jeune, comme choriste à l’église en RDC.
« À la sortie de ce disque, à travers nos chansons, les gens vont comprendre que l’on a vraiment innové, qu’il y a un mélange de plusieurs genres, avec un nouveau son », promet Luciana Demingongo. Wilson ne dit pas autre chose : « c’est un album avec plusieurs sonorités, assez varié, avec des influences world music, un album qui tend a s’ouvrir sur le monde entier ». Outre la guitare, Wilson joue également le ngongi (cloches), le lokolé et les percussions. Quant à Azulino, que l’on a souvent vu aux côtés de Papa Wemba et tant d’autres grands artistes, il fait aussi du jazz et de la pop. À cette équipe, se sont joints d’autres artistes parmi lesquels le chanteur Bivaray (ancien de Cultur’A Pays vie de Félix Wazekwa), Serge Muloso, les bassistes Doudou ( ex sociétaire de Bana Poto Poto de Brazzaville)... , Boss Matuta, le percussionniste Aimedo na Mbonda (ancien de Cultur’A Pays Vie)...
Au studio Marcadet, situé dans le 18ème arrondissement de Paris où les enregistrements se déroulent, des invités prestigieux et talentueux ont été appelés à apporter leur contribution. C’est notamment le cas des chanteurs Dédé Djasko, Djuna Djanana, Lidjo Kwempa et Teka (transfuge de Wenge Musica MM), du guitariste Flavien Makabi (ancien de l’OK Jazz), de Michel Bass (ex Wenge Musica).
Côté scène, c’est en terre algérienne qu’ils ont effectué leur première sortie le 18 février dernier. Ce fut à l’occasion du 3e Festival International des Arts de l’ Ahaggar qui se tenait du 14 au 19 fevrier 2012 à Tamanrasset. Une véritable performance saluée par l’un de nos confrères algérien pour qui « l’esplanade de la Maison de la culture, 1er-Novembre s’est transformée en un véritable royaume de Zipompa Pompa où les jeunes de TAM sont montés sur la scène pour danser la "pompa" ». Et qui décrit, ci-dessous, l’ambiance qui y régnait :
« (...) Que dire alors du clou du spectacle ? Le rappeur congolais Celeo Ziipompa (Céléo Schram, invité pour l’occasion ndlr) et son groupe (...) ont, quant à eux, fait découvrir au public le rap dans sa version la plus folklorique. Ce n’est pas tous les jours qu’on entend un rap aussi rythmé ! La foule est alors entrée dans une sorte d’état second, surtout quand le groupe s’est mis à la faire participer à son spectacle. Les spectateurs, des jeunes de Tam, sont montés sur scène pour danser la " pompa" . (...) L’esplanade s’est tout d’un coup transformée en un véritable royaume du Royaume Zipompa Pompa... La foule en délire s’est mise à réciter les paroles du groupe qu’elle a très vite apprises... One, two, three, viva l’Algérie », scandé par le chanteur, n’a fait que chauffer encore plus l’ambiance de cette belle nuit étoilée.
Les quatre danseuses du groupe ont enchanté le public qui ne pouvait rêver mieux pour passer le week-end » écrit notre confrère Walid Aït Saïd dans L’Expression.■ Jossart Muanza (AEM)
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