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Camille Bouchard a encadré de nombreux jeunes Amérindiens à Roberval, petite ville située non loin de la réserve autochtone de Mashteuiatsh encore appelée Pointe-Bleue à 500km au Nord de Montréal : « La plus grande différence culturelle, c’est leur capacité de s’adapter à l’environnement. Ce sont des enfants qui ont très peu d’intérêt pour les jouets. Ils préfèrent s’amuser avec les éléments de la nature tels que le sable, l’eau, les arbres, les roches. Ils inventaient toutes sortes de jeux avec les éléments naturels. Quand on allait se promener en forêt, si un enfant s’égarait du chantier, très facilement, il retrouvait son chemin. Les enfants autochtones ont une orientation exceptionnelle en foret. C’est la même chose avec l’eau parce que sans avoir pris un cours de natation, les enfants autochtones nagent très bien. »
Fanny Xavier, étudiante de 22 ans en travail social au collège d’enseignement général et professionnel (Cégep) de Jonquière se souvient de cette période enrichissante de son enfance : « Pour moi, en tant qu’autochtone vivant dans une réserve indienne, la vie dans une famille d’accueil québécoise m’a beaucoup appris sur moi-même. Ensuite, vivre dans une famille d’accueil québécoise m’a appris également de nouvelles valeurs. C’est bien évident. Nous n’avons pas la même culture. C’est donc enrichissant d’apprendre le mode de vie du peuple québécois parce qu’il est différent de celui du peuple autochtone. Madame Camille Bouchard m’a aidé dans mon éducation. Elle a joué un rôle important dans mon choix de carrière comme travailleuse sociale. »
| Ferdinand Mayega (AEM), Montréal, Canada
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